Les 33 mineurs rescapés de San José et leurs fantômes 

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Un an après leur sauvetage, ils peinent à retrouver une vie normale.

Envoyée spéciale à Copiapó

Assis dans un café du centre-ville, ses lunettes de soleil griffées «Los 33» vissées sur la tête, Carlos Barrios montre une mine enjouée. Le jeune homme désigne avec fierté la moto rouge garée sur la place. «Un des cadeaux à la sortie.» Il y a un an, Carlos était l'un des 33 mineurs chiliens extirpés de la mine San José, après soixante-neuf jours d'enfermement. Aujourd'hui, il se dit «reconnaissant à Dieu et aux sauveteurs qui nous ont sortis sains et saufs». Et content de participer aux célébrations de l'anniversaire de leur sortie. Pour l'occasion, une statue métallique géante offerte par la Chine sera inaugurée à l'entrée de Copiapó. Le gouvernement chilien a, lui, annoncé que les quatorze mineurs les plus âgés percevraient une pension à vie (350 euros par mois). Lorsqu'on l'interroge sur l'état psychologique des 33, le visage de Carlos s'assombrit. «Comme moi, beaucoup cherchent à le cacher, mais en fait on n'a pa

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