Les 28 n'arrivent pas à s'entendre sur la répartition des migrants

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par Francesco Guarascio et Robin Emmott BRUXELLES, 20 juillet (Reuters) - Les Vingt-Huit ne sont pas parvenus à s'entendre lundi sur la répartition de 40.000 demandeurs d'asile entre les différents pays de l'Union européenne au cours des deux prochaines années et ont remis une décision finale à la fin de l'année. A la suite de la mort de 700 migrants en mer Méditerranée entre la Libye et l'Italie au mois d'avril, les dirigeants européens se sont promis en juin de trouver avant la fin juillet un arrangement concernant la relocalisation des migrants. A Bruxelles, les 28 ministres chargés du dossier se sont mis d'accord pour respecter les conclusions du sommet de juin, sans toutefois décider du nombre de migrants que chaque pays devra accueillir. Jusqu'à présent, les Etats de l'Union européenne n'ont trouvé une solution que pour environ 32.000 demandeurs d'asile arrivés sur les côtes italiennes et grecques. "Nous y sommes presque", a déclaré le commissaire européen aux Migrations, Dimitris Avramopoulos, lors d'une conférence de presse organisée à l'issue de la réunion des ministres. "Je suis un peu déçu, mais c'est un pas important en avant", a-t-il ajouté. Les premiers demandeurs d'asile pourraient être relocalisés avant qu'un accord complet ne soit trouvé, "à partir d'octobre", selon le ministre luxembourgeois, Jean Asselborn. L'Autriche a refusé de s'engager sur un quelconque chiffre. "L'Autriche est devenu le premier pays d'arrivée et doit faire face à dix fois plus de demande d'asile que l'Italie et la Grèce réunies, ce n'est pas normal", a dit Johanna Mikl-Leitner, ministre autrichienne de l'Intérieur. La Hongrie a été exemptée, tandis que la Grande-Bretagne et le Danemark n'ont aucune obligation de participer au plan. L'Irlande a elle aussi reçu une dispense, mais s'est tout de même portée volontaire pour accueillir 600 demandeurs d'asile venus d'Italie et de Grèce. Environ 150.000 migrants, poussés sur les routes du départ par les guerres et la pauvreté, sont arrivés en Europe par la mer depuis le début de l'année, essentiellement via la Grèce et l'Italie, selon les chiffres de l'Organisation internationales pour les migrations. (Simon Carraud pour le service français)

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  • bernm le mardi 21 juil 2015 à 10:45

    Venez vous d'un pays en guerre ou votre vie est menacee? Non? bon retour. Pas besoin de 2 ans pour statufier.

  • M940878 le mardi 21 juil 2015 à 09:14

    http://www.bfmtv.com/international/un-bastion-du-groupe-etat-islamique-en-bosnie-902822.htmlhttp://www.atlantico.fr/pepites/etat-islamique-premier-bastion-implante-au-coeur-europe-2245818.html

  • M4484897 le mardi 21 juil 2015 à 09:01

    Pour éviter des morts en mer il faut fermer la porte et la fenêtre et renvoyer systématiquement tout ce qui parvient a passer! On ne peut accueillir toute la misère du monde et il est préférable de les aider chez eux, pas avec des trouffions qui font ce que ces gens devraient faire: défendre leur pays

  • M1531771 le lundi 20 juil 2015 à 23:19

    Pourquoi ne pas les renvoyer d'où ils viennent ? Après tout, la plupart d'entre eux n'aiment pas notre civilisation et notre culture...pourquoi les obliger à la supporter ?!?