Les 1.000 postes d'urgence dans le primaire ont été répartis

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Les 1.000 postes d'urgence dans le primaire ont été répartis
Les 1.000 postes d'urgence dans le primaire ont été répartis

PARIS (Reuters) - Versailles et Créteil sont les académies les mieux loties de France dans la répartition des 1.000 nouveaux professeurs des écoles qui viendront en renfort dans les écoles primaires dès septembre 2012 pour tenir la promesse de François Hollande.

Le ministère de l'Education nationale a publié mercredi la liste chiffrée des renforts académie par académie et les critères qui ont présidé à son choix.

"Le premier critère, le plus sensible, c'est le sur ou sous-encadrement dans les académies. Nous avons pris en compte la pression démographique" explique Bernard Lejeune, conseiller social auprès du ministre de l'Education Vincent Peillon.

Les académies de Grenoble, Lyon, Bordeaux ou Aix-en-Provence se verront par conséquent attribuer 65 nouveaux postes chacune.

A ce critère quantitatif s'ajoute aussi celui du taux d'élèves rencontrant des problèmes sociaux et/ou scolaires.

"Nous avons analysé différentes données : nombre de boursiers, de redoublants ou, à la marge, les évaluations de CM2", ajoute le conseiller.

Une conjonction de critères qui explique que les académies de Versailles et de Créteil, les mieux servies de France, obtiennent respectivement 80 et 100 nouveaux postes.

La ruralité a été le troisième critère de répartition. But affiché : résoudre les problèmes de fermeture de classes ou de classes uniques dans les communes isolées.

LES SYNDICATS POSITIFS

Les syndicats ont accueilli favorablement cette nouvelle tout en restant prudents.

"Nous sommes plutôt satisfaits, c'est une promesse de campagne tenue, on nous écoute enfin. Ça change par rapport aux dernières années", dit Christian Chevalier, secrétaire général du syndicat SE-Unsa.

"Mais ces 1.000 postes ne sont qu'un traitement d'urgence, il ne faut pas oublier le traitement de fond, notamment avec les 60.000 postes promis pour ce quinquennat", ajoute-t-il.

Dans les académies, on parle d'"une vraie bouffée d'oxygène" qui va permettre "d'alléger certaines situations particulièrement difficiles", comme on l'explique à Clermont-Ferrand, qui gagne 25 postes alors que le plan de Luc Chatel, le ministre de l'Education de Nicolas Sarkozy, menaçait de supprimer 141 postes à la rentrée 2012.

Il va désormais être de la responsabilité des acteurs locaux, comme les recteurs et les comités techniques, de répartir par département ces nouveaux instituteurs repêchés sur les listes complémentaires des concours de cette année.

Le ministère souligne que ces futurs enseignants, "qui seront encore plus encadrés dans les premiers mois d'exercice de leur métier avec des professeurs référents et des remplaçants", ne posent pas de problème de compétence.

Sur le plan d'embauche de 60.000 enseignants en cinq ans promis par François Hollande, le ministère veut d'abord consulter les acteurs du monde de l'éducation avant décider.

Les syndicats appellent notamment à ne pas oublier la maternelle, "où se forment les premiers décrochages", et le collège, "où les difficultés sont très grandes et où l'adolescence appelle un encadrement certain".

Aymeric Parthonnaud, édité par Yves Clarisse

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  • bigot8 le mercredi 20 juin 2012 à 18:37

    avec le nombres de ptits moslem faudra bientot des immam barbus dans les écoles mdr

  • bigot8 le mercredi 20 juin 2012 à 18:36

    bonjour le déficit ! ces glandus de profs qui bossent 8 mois par ans payés royalement 1800 euros ;...aux nombres d heures ils gagnent 3000