Leonardo encense le PSG et Laurent Blanc mais n'y reviendra pas

le , mis à jour à 14:15
0
Leonardo encense le PSG et Laurent Blanc mais n'y reviendra pas
Leonardo encense le PSG et Laurent Blanc mais n'y reviendra pas

Leonardo et la FFF ont trouvé un accord dans leur différend. Du coup, le Brésilien entend retrouver un club. Qui ne sera pas forcément le PSG, qui possède selon lui un entraîneur exceptionnel, Laurent Blanc, ni Lyon.

On s'attendait à un communiqué lu par Leonardo et par Noël Le Graët et basta… Résultant la somme que toucherait Leonardo dans son litige avec la FFF dans l'affaire Castro. Il n'en a rien été. En manque visiblement de contact après deux ans et demi éloigné des « spotlights », Leonardo est apparu en mode séducteur, avec un costard impeccable et souliers vernis, pour réaliser son opération séduction, sourire aux lèvres, au sein de la FFF. Le Brésilien a d'abord laissé s'exprimer Noël Le Graët pour expliquer qu'il ne toucherait rien dans la résolution à l'amiable du conflit, après une discussion entre gens qui aiment le foot. Que seulement les 20 000 euros des frais de justice engagés seraient payés par la Fédé… mais directement aux Restos du Cœur. Puis, face à un auditoire de journalistes français et italiens conquis, le sourire charmeur et la blague facile, l'ancien directeur sportif du PSG a fait le show.

Sa rencontre avec Le Graët
Il m'a convaincu par sa sincérité. Quand tu regardes une personne devant toi, plus que ce qu'il dit, ce qui importe, c'est ce que tu vois. On n'avait jamais eu cette conversation avant. Peut-être que si le premier jour où je suis arrivé en France, j'avais eu cette conversation, ça aurait été bon pour tout le monde. Ça a été vite. Et après, il y a tellement eu de bonnes choses qu'il fallait arrêter de penser au passé. Il m'a dit avec sincérité qu'il reconnaissait mon travail fait en France, qu'il reconnaissait ma personne, ma bonne foi, ma sincérité. C'est ce que j’ai toujours voulu car je passais pour le méchant. Le menteur. Le mercenaire. Ça fait partie du jeu, je comprends cette vision externe qui n'est jamais parfaite par rapport à la réalité. Que le président de l'instance la plus importante en France reconnaisse qu'il a devant lui quelqu'un d'honnête et sincère. Et qui a fait des choses aussi dans le même objectif que lui (pour le foot français). On est arrivé à cette entente.

L'image écornée oubliée ?
S'il y avait de la rancœur, je ne serais pas là, mais au tribunal à démontrer ce que je voulais. Aujourd'hui, on est là. L'être humain a besoin d'un rituel pour annoncer qu'il existe quelque chose. Si la résonance est moins importante aujourd'hui que les mauvaises choses qui ont été dites… Je connais le monde. A la fin, il y a toujours un compte final et je suis satisfait aujourd'hui. Il fallait reconnaître ma bonne foi. C'est le plus important. Ce qui a été dit ne me touche même pas. C'est le plus important.

Un nouveau projet ? De nouvelles envies ?
Sincèrement, cette décision n'est pas liée au futur, mais au passé. Je suis libre pour travailler depuis quelques mois, ce n'est pas un accord pour le libérer de quelque chose par rapport à ma profession. C'était pour me libérer de quelque chose que je ressentais. Jusqu'à 44 ans, je ne me suis jamais arrêté comme les deux dernières années. Je pense que je vais revenir plus fort si je reviens. C'est une étape de ma vie très importante. Je ne voulais pas trop parler de moi. Mais je veux passer à autre chose.

Une proposition de Lyon ?
Concrètement, je n'ai pas de proposition de Lyon ces derniers mois. J'ai lu et entendu ce que l’on me demande, mais je n'ai pas eu de contact avec Aulas. Il m'a contacté il y a cinq ans quand j'ai quitté Milan, mais je n'ai pas eu de proposition ces derniers temps. Je suis un homme de projet. Durant ces deux ans et demi, j'ai dit non à beaucoup de choses. Là, je me sens bien. Je pense que je suis prêt et on va voir ce qu'il va se passer. Dans le foot, on ne sait jamais. Ça peut se passer aujourd'hui comme dans dix ans. Ça change très vite. On verra.

Le regard de Leonardo sur les performances du PSG
Il y a un côté sentimental très fort, mais un côté lucide. Pour moi, après le Barça et le Bayern, le PSG est aujourd’hui la meilleure équipe au monde. Je ne vois pas un effectif, une ville comme Paris derrière, une capacité économique, un autre club qui peut envisager des succès importants pendant beaucoup de temps. Je ne vois que le Barça et le Bayern pour la tradition et leur travail depuis quinze ans au-dessus du PSG. C'est pour ça qu'ils sont forts : il y a un long travail derrière eux. Le PSG est troisième. Après, je n'ai pas comme projet de revenir. C'est comme un mariage… Il reste quelque chose de fort. Quand j'ai quitté le PSG en 1997, j'avais la sensation que le retour était possible. Aujourd'hui, un peu moins.

Son rôle
Chaque entreprise, chaque club a ses caractéristiques avec des présidents différents. Je suis un homme de projets, je suis adaptable. J'ai été entraîneur, directeur sportif, adjoint d'un président à Milan. Je peux m'adapter. Je me vois comme quelqu'un qui a une vision d'entreprise et de terrain. Si tu n'as pas ce vrai lien entre tout, c'est difficile. J'ai les deux visions. J'ai vécu la direction d'un club et le terrain. Je suis un entraîneur un peu dirigeant et un dirigeant un peu entraîneur.

Leonardo dithyrambique sur Laurent Blanc
Quand Laurent Blanc est arrivé, j'étais là. Le premier choix, ça veut dire quoi ? Quand tu changes d'entraîneurs, beaucoup sont en place. Il peut y en avoir vingt, alors il y a un premier choix et un deuxième. Mais ce n'était pas le cas pour Laurent… Ce n'est pas vrai que Laurent était le dixième choix, car il avait déjà réalisé des choses importantes. Il est Français, champion du monde, a joué à Manchester United, à Barcelone, Naples, à l'Inter. Dire que Laurent n'était pas au niveau pour entraîner le PSG, c'était injuste. C'est hors de logique. Qu'est-ce qu'il a fait depuis deux ans et demi ? C'est incroyable. Personne ne l'a fait. Il a tout gagné. Quatre titres, c'est énorme. Et regardez les points gagnés en championnat comme en Champion's League ! Laurent a été très intelligent de comprendre ce qu'il avait entre les mains, il a été très intelligent d'arriver tranquille. Il a donné un style. Enorme. Chapeau ! Chapeau ! Il est le présent et le futur du Paris Saint-Germain.

Le futur comme entraîneur ou manager ?
Ça dépend. Moi, je pense que je suis un manager anglais. Je ne dis pas que je vais en Angleterre. Je suis quelqu'un qui pense que l’on peut faire ça dans d'autres pays. Mais dans ce rôle, je me vois comme un manager « inglese »...

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant