Leonardo Blanchard, la Juve dans la peau

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Leonardo Blanchard, la Juve dans la peau
Leonardo Blanchard, la Juve dans la peau

Mercredi soir dernier, Leonardo Blanchard est entré dans l'histoire de Frosinone. En égalisant à la dernière minute face à la Juventus, il a en effet offert à son club le tout premier point de son histoire en Serie A. Portrait.

Mercredi 23 septembre, cinquième journée de Serie A. La Juventus reçoit Frosinone au Juventus Stadium. Après avoir empoché sa première victoire de la saison face au Genoa, la Juventus ne va faire qu'une bouchée du promu laziale. C'est une évidence. D'ailleurs, quand Simone Zaza ouvre le score, d'une frappe déviée par un défenseur, on se dit que la rouste va bien avoir lieu. Mais avec un peu de chance et beaucoup de solidarité, Frosinone parvient à conserver ce score de 1-0, ce qui, quelque part, est déjà une petite victoire. Mais dans les arrêts de jeu, pratiquement sur sa seule occasion du match, Frosinone va accomplir un miracle. Et ce miracle a un nom. Leonardo Blanchard.

Étrangement oublié dans les six mètres de Neto, remplaçant de Buffon ce soir-là, le défenseur central de Frosinone catapulte le ballon d'une tête rageuse au fond des filets. Les supporters visiteurs qui avaient avalé les 755 km pour se rendre à Turin peuvent exulter comme jamais. Blanchard vient de faire remporter le premier point en Serie A de l'histoire du club de Frosinone. Lui qui, à 27 ans, vient tout juste de découvrir le football de haut niveau, après une honnête carrière vacillante entre la Serie B et la C. Lui qui, surtout, est un immense supporter de la Juventus depuis toujours. Ironie de l'histoire.

Des débuts compliqués


La carrière de Leonardo Blanchard, qui tient son nom français d'un grand-père venu de France (mais qui n'a aucun lien de parenté avec l'ancien joueur de la Juve, Jocelyn Blanchard), est celle de milliers de joueurs italiens. Le centre de formation d'une bonne équipe, Sienne en l'occurrence, puis des prêts à répétition dans les divisions inférieures. Leonardo visite ainsi la Botte. Il enchaîne les modestes équipes : Valle del Giovenco, l'US Pergolettese, l'AC Pavia, Pergocrema et le club lombard de Feralpi Salò. Rien de bien glorieux, même si ces nombreux détours ont le mérite d'être formateurs, comme il le raconte dans la Gazzetta dello Sport. " Quand tu joues dans les divisions inférieures et que tu sens que tu es fort au fond de toi, tu cherches des excuses. Tu te dis qu'il n'y a pas de mérite, alors que les problèmes…





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