Leonard Cohen fait le plein de lumière avant la nuit

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Rencontre avec le poète-chanteur canadien et son fils Adam, producteur, à l’occasion de la sortie de son nouvel album, « You want it darker ».

Remettre le prix Nobel à Bob Dylan, c’est comme épingler la médaille de la plus grande montagne sur le mont Everest. » Devant la soixantaine de journalistes venus, le– octobre, assister au lancement de son nouvel album, You Want It Darker, dans la résidence officielle du Canada, à Los Angeles (Californie), Leonard Cohen souligne l’évidence de la récompense reçue par celui qui lui avait un jour confié : « En ce qui me concerne, Leonard, tu es le numéro 1. Et je suis le numéro 0. »

« A l’époque, j’avais interprété cela comme une façon de me dire – et je n’allais pas le contredire – que son travail était au-delà de toute évaluation, et que le mien était assez bon », se souvient aujourd’hui le Canadien dans un article que lui consacre le magazine The New Yorker du 17 octobre.

Si un chanteur avait pu disputer la distinction suédoise à Robert Zimmerman, c’est bien son confrère montréalais. Comme celui avec qui il partage de nombreux points communs (judaïsme, goût des références bibliques, débuts discographiques parrainés par le directeur artistique John Hammond…), Cohen fut un des premiers à donner une ambition poétique à la chanson populaire anglo-saxonne moderne.

Encouragé par le succès de Dylan pour entreprendre une carrière musicale, le Canadien avait mûri son écriture, publié des poèmes et des romans loués par la critique avant l’émergence du New-Yorkais. Ce qui fit un jour dire au poète Allen Ginsberg : « Dylan époustoufla tout le monde, sauf Leonard. »

Le prince des pe...

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