Lens, l'année galère de Courbis

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Lens, l'année galère de Courbis
Lens, l'année galère de Courbis

Avant de prendre les rênes du Montpellier, Rolland Courbis a roulé sa bosse dans d'autres clubs de l'Hexagone. Bordeaux, Toulouse, Marseille, mais aussi une courte expérience lensoise. Un fiasco de sept mois.

Un étranger qui vient dans le Nord pleure deux fois : quand il arrive et quand il repart. La phrase culte de Dany Boon dans Bienvenue chez les Ch'tis résume l'attachement qu'un homme peut découvrir dans une mutation au travail au-dessus de Paris. Des larmes de tristesse à chaque fois, mais pas pour les mêmes raisons. Et si Rolland Courbis ne peut pas vraiment se résumer à Kad Merad, il est en revanche beaucoup plus proche de Michel Galabru, ce vieux monsieur vivant dans une maison de campagne au rythme du son des cigales. Peu avant son départ de l'Olympique de Marseille, où il jouera la campagne de Ligue des champions en 1999/2000, Rolland se laisse aller à une déclaration plutôt taquine sur le stade Bollaert du RC Lens. "La pelouse de Bollaert à cette époque doit ressembler tellement à une banquise que je ne serais pas surpris d'y voir des pingouins !" Fruit du hasard, le prochain club intéressé par le profil du technicien vacant sera Lens. Bienvenu dans le Nord, monsieur Courbis.
Venu pour briller
Au point de vue sportif, le défi artésien est intéressant. La saison passée en effet, le RC Lens se voit pousser des ailes en coupe UEFA, ne tombant qu'en demi-finale de la compétition face au Arsenal de Thierry Henry et Dennis Bergkamp. Avec une saison terminée dans le top 5 et une coupe de la Ligue dans le baluchon, les Lensois veulent poursuivre leur dynamique en recrutant un coach avec de la prestance. Problème, les supporters Sang et Or ont de la mémoire. Et dès les prémices de cette aventure 2000-2001 assez originale, une atmosphère particulière prend place à Félix Bollaert. Attaquant du RC Lens de 1998 à 2004, Daniel Moreira raconte. "Pour nos premiers matchs, je me souviens que des pingouins en peluche étaient dans le stade, c'était assez cocasse. Sur le principe, c'était une petite punchline gentille, mais forcément, quand les résultats deviennent mauvais, tu te prends cette déclaration en pleine face de la part du public." Paradoxalement, les premières journées sont bonnes pour Lens. Après six journées, les Nordistes sont même leaders du championnat, avec quatre victoires et deux matchs nuls. Mais pour Moreira, cette période estivale n'était en réalité qu'un feu de paille. "Déjà, quand on est premiers, on sait qu'on va craquer à un moment. Les matchs que l'on gagnait, c'était souvent à l'arrache ou avec de la réussite. Mais dans le jeu, on...


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