Législatives partielles : le FN en embuscade

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Législatives partielles : le FN en embuscade
Législatives partielles : le FN en embuscade

La droite favorite, le FN en pleine expansion et la gauche en perdition. C'est en substance le scénario qui se profile dimanche pour le premier tour des trois législatives partielles programmées dans le Nord, l'Aisne et les Yvelines. Trois élections déclenchées par les démissions de Xavier Bertrand, Gérald Darmanin (respectivement président et vice-président de la région Nord-Pas-de-Calais - Picardie) et Valérie Pécresse (à la tête de l'Ile-de-France), qui ont renoncé à leurs sièges de députés pour se consacrer à leurs nouveaux mandats exécutifs.

C'est dans les circonscriptions des deux premiers, à Saint-Quentin et à Tourcoing, que le FN nourrit ses plus grosses ambitions. « Dans les deux cas, on espère disputer le second tour », résume Sébastien Chenu, le secrétaire frontiste de la fédération du Nord. Une première pour le parti d'extrême droite que les Républicains ont aussi anticipée. « Ceux qui pensent que le FN a reculé depuis les élections régionales (NDLR : la liste conduite par Marine Le Pen avait engrangé 42,8 % des voix) n'ont pas pris conscience de ce que vivent les Français », assène Xavier Bertrand. « Il y aura un duel avec le FN au second tour », renchérit Gérald Darmanin, le maire LR de Tourcoing.

Le PS a déjà la tête au front républicain

Pour le Parti socialiste — dont la candidate à Saint-Quentin, Anne Ferreira, avait failli en 2012 ravir son fauteuil à Xavier Bertrand —, plus dure sera la chute. Le contexte national de défiance au gouvernement, sur fond de mobilisation contre la loi El Khomri, plombe un peu plus sa campagne. Autre boulet : les socialistes n'ont pas réussi à faire l'union avec les autres forces de gauche. A Tourcoing, un communiste, un EELV et un MRC lui font de la concurrence ! Et à Saint-Quentin, quatre listes de gauche sont aussi sur les rangs, dont... deux communistes. De quoi fragiliser le PS qui risque de revivre le scénario ...

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  • frk987 il y a 9 mois

    Exact Janaliz, Marchais avait effectivement un charisme extraordinaire, un vrai camelot de marché (sans jeu de mots), la haine commune de tout, certitude, et la compréhension du monde : aussi inexistante au PCF de 1980 qu'au FN de 2016.