Législatives en Tunisie: les pro-Ben Ali cultivent la «stratégie de la peur», selon Ben Jaafar

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Législatives en Tunisie: les pro-Ben Ali cultivent la «stratégie de la peur», selon Ben Jaafar
Législatives en Tunisie: les pro-Ben Ali cultivent la «stratégie de la peur», selon Ben Jaafar

Les premières législatives ce dimanche en Tunisie sont un «espoir» pour le monde arabe. Le Premier ministre Mehdi Jomaa se veut optimiste malgré la menace jihadiste qui pèse sur ce scrutin crucial pour la stabilité du pays, alors que l'essentiel des pays du printemps arabe sont plongés dans le chaos ou la répression. Plus de 80 000 agents des forces de sécurité sont prévus dimanche afin d'assurer le bon déroulement du scrutin. «Nous savons que cette expérience est visée (par des groupes extrémistes) parce qu'elle est unique dans la région», a insisté le chef du gouvernement tunisien. 

Le président de l'Assemblée constituante Mustapha Ben Jaafar (Ettakatol), candidat à la présidentielle du 23 novembre, est l'un des trois piliers de l'alliance (avec le CPR, le parti du président sortant Marzouki, et Ennahdha, mouvement islamiste de Ghannouchi) au pouvoir en Tunisie depuis la chute de Ben Ali en 2011, avant de laisser place en janvier dernier au gouvernement de technocrates dirigé par Mehdi Jomaa. A la veille des législatives, le chef de file des socialistes Ettakatol dénonce la «stratégie de la peur» orchestrée par l'opposition et accuse notamment des partisans de Ben Ali, de retour sur la scène politique. Cependant, il estime qu'aucun parti n'aura la majorité à lui seul. Il souhaite donc un gouvernement d'union nationale comprenant les islamistes d'Ennhadha, pour réussir la transition. Entretien.

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- Plus de trois ans après la révolution du Jasmin, l'opposition accuse le pouvoir, dont vous faites partie, de n'avoir pas répondu aux attentes de la population. Comment réagissez-vous?

«Si on évite la polémique politicienne, il est évident que le processus de transition démocratique est en marche. Et personne ne dira le contraire. Il y a un socle pour une nouvelle Tunisie, avec une constitution adoptée presqu'à l'unanimité. Moi, je regrette ...

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