Législatives en Grèce : mode d'emploi

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Législatives en Grèce : mode d'emploi
Législatives en Grèce : mode d'emploi

La Grèce élisait ce dimanche un nouveau Parlement, moins de trois ans après les élections législatives de juin 2012. Si la bataille semble se concentrer entre le parti conservateur au pouvoir et l'opposition anti-austérité de Syriza, les autres partis en présence auront leur importance au moment de constituer un gouvernement. Si de telles élections ont lieu aujourd'hui, c'est en effet à cause de la dissolution provoquée en décembre par le refus de nombreux députés, notamment des radicaux de gauche, d'élire le président de la République proposé par le gouvernement sortant.

Persévérance contre bouleversement

Les ultimes sondages promettaient à Alexis Tsipras, leader du parti de gauche radicale grec Syriza, de devenir le premier chef d'un gouvernement européen ouvertement anti-austérité. Les premiers sondages sortie des urnes confirment ces prévisions en plançant Syriza largement en tête devant Nouvelle démocratie (droite). Le candidat de 40 ans a promis qu'il négocierait «fermement, avec détermination, et avec des alliés en Europe, sa dette onéreuse et insoutenable», à 175% du PIB, et de plus de 300 milliards d'euros. Alexis Tsipras compte également augmenter le salaire minimum à 751 euros (environ 680 euros actuellement). Des promesses que nombre de Grecs, après six ans de récession, et avec un chômage à plus de 25%, souhaitaient vraiment entendre. Le parti était crédité de 33,5 % d'intentions de votes (voir graphique ci-dessous) au 20 janvier. Un total plus important que celui obtenu lors des élections de juin 2012.

VIDEO. La Grèce est prête à basculer à gauche

Nouvelle Démocratie (ND), le parti du Premier ministre conservateur Antonis Samaras, au pouvoir depuis 2012, risquait à l'inverse d'être sanctionné pour avoir essayé de satisfaire au maximum les exigences de réformes de la «troïka» des créanciers (BCE, UE, FMI). C'était le second parti en intentions de votes avec 25,5 %. ND avait ...

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