Législatives : deux ans après le massacre d'Utoeya, la Norvège bascule à droite

le
0
Législatives : deux ans après le massacre d'Utoeya, la Norvège bascule à droite
Législatives : deux ans après le massacre d'Utoeya, la Norvège bascule à droite

La droite a nettement remporté les élections législatives en Norvège lundi ouvrant la voie à une alliance entre les conservateurs et un parti populiste anti-immigration, deux ans après les sanglantes attaques de Breivik, condamné à 21 ans d'emprisonnement. Les quatre formations de droite et de centre droit remportent une majorité de 99 sièges sur 169 au Parlement, selon des projections officielles réalisées après décompte d'un peu plus de 50% des suffrages.

Pour la deuxième fois dans l'histoire du pays, c'est une femme, Erna Solberg, qui devrait être à la tête du gouvernement. La chef de file de la droite norvégienne, la conservatrice Erna Solberg, a revendiqué lundi soir une «victoire électorale historique», à l'issue de législatives qui devraient lui donner une nette majorité au Parlement face à la coalition de centre gauche sortante.

Un tel résultat, s'il est bien confirmé, fait flotter un parfum d'alternance dans un pays qui se porte pourtant exceptionnellement bien par rapport à ses voisins européens. Au pouvoir depuis 2005, la coalition de centre gauche du Premier ministre travailliste Jens Stoltenberg ne recueille, quant à elle, que 69 mandats, le dernier allant à un parti écologiste indépendant, selon les projections du Bureau central de statistiques SSB. Le Premier ministre sortant a concédé sa défaite et annoncé qu'il présenterait sa démission le mois prochain pour peu qu'une nouvelle majorité parlementaire soit prête.

A droite, quatre formations hétéroclites

Les quatre formations de droite doivent encore s'entendre sur une plateforme de gouvernement dans les semaines à venir. Or, le «bloc bourgeois» est très hétéroclite, regroupant les conservateurs de Erna Solberg, pressentie pour devenir le prochain Premier ministre, la droite populiste (parti du Progrès, FrP) et deux partis de centre droit, les démocrates chrétiens et les libéraux, dont les vues divergent sur de nombreuses ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant