Législatives au Mali : les rebelles se recyclent dans les urnes

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Législatives au Mali : les rebelles se recyclent dans les urnes
Législatives au Mali : les rebelles se recyclent dans les urnes

Vingt mois après le coup d'Etat du 21 mars 2012, et un peu moins d'un an après l'intervention française dans le nord du pays, les élections législatives d'aujourd'hui marquent le retour à l'ordre constitutionnel au Mali. Mais la dégradation de la situation sécuritaire dans le Nord inquiète. 6,5 millions d'électeurs doivent élire les 147 députés qui les représenteront à l'Assemblée nationale, réduite ces dernières années à une chambre d'enregistrement d'un pouvoir corrompu ayant conduit le pays à sa perte.

Un premier test pour le président Ibrahim Boubacar Keïta (IBK). Elu en août dernier avec plus de 77% des voix en promettant fermeté et restauration de l'honneur bafoué, IBK est déjà critiqué. Notamment parce que, depuis son élection, l'ex-capitaine putschiste Amadou Sanogo a été promu général et refuse de comparaître devant la justice malgré les crimes dont il est soupçonné. Plusieurs importants partis politiques se disent « choqués par la complaisance que manifeste le gouvernement à l'égard du capitaine Sanogo, qui donne l'impression d'être intouchable ». Et d'anciens membres de la junte occupent toujours aujourd'hui de hautes fonctions.

Les Maliens ont par ailleurs appris avec stupéfaction que plusieurs rebelles de premier plan ont non seulement vu leurs mandats d'arrêt levés, mais qu'ils sont candidats à la députation dans la région de Kidal sous les couleurs du RPM, le parti présidentiel. A Bamako, le fils du président est lui aussi candidat du RPM. « Le moment viendra où les Maliens vont juger. Cultiver l'impunité après avoir promis la fermeté, c'est très grave », dénonce Soumaïla Cissé, arrivé second à la présidentielle. Depuis la région de Tombouctou où il fait campagne « en pataugeant dans l'eau, en dormant dans des pirogues et en mettant des heures pour faire 12 km », le candidat de Niafunké dresse un sombre tableau de la situation : « ...

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