Législatives anticipées le 5 juin en Macédoine

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 (Ajoute précisions, discours du président) 
    SKOPJE, 15 avril (Reuters) - Des élections législatives 
anticipées auront lieu le 5 juin en Macédoine, a annoncé 
vendredi le président au Parlement sortant, qui a été dissous 
dans le cadre de l'accord conclu sous l'égide de l'Union 
européenne pour mettre fin à la crise politique.  
    "J'ai signé aujourd'hui la décision de convoquer des 
élections anticipées qui auront lieu le 5 juin", dit Trajko 
Veljanovski dans un communiqué. 
    "J'espère que tous ceux qui sont impliqués dans le processus 
électoral feront en sorte qu'il se déroule de façon pacifique et 
démocratique et que tout le monde accomplira son devoir en 
allant voter le 5 juin", ajoute-t-il. 
    Dans le cadre de l'accord conclu l'an dernier sous l'égide 
de l'UE, le gouvernement conservateur de Nikola Gruevski, sous 
le feu des critiques pour des écoutes téléphoniques illégales et 
une affaire d'abus de pouvoir, a accepté la tenue de ce scrutin 
anticipé, mais l'Union sociale démocrate de Macédoine (SDSM), 
principale composante de l'opposition, a appelé la semaine 
dernière au boycott des élections.  
    L'opposition sociale-démocrate a accusé l'an dernier le 
gouvernement d'avoir mis sur écoute plus de 20.000 personnes, 
notamment des juges et des journalistes, afin d'assurer son 
contrôle sur la presse, la conduite des élections et les 
nominations à des postes élevés de la fonction publique.     
    La crise s'est encore aggravée mardi avec la décision du 
président Gjorge Ivanov de décréter une amnistie générale dans 
l'affaire des écoutes, puis de gracier le lendemain 56 
personnalités politiques de la majorité et de l'opposition. 
    L'Union européenne a dénoncé cette amnistie et les 
Etats-Unis ont demandé au président Ivanov de revenir sur sa 
décision pour ne pas protéger "des hommes politiques corrompus". 
    Le chef de l'Etat a rejeté cette demande vendredi dans un 
discours à la nation.  
    "Je pense que la décision préserve les intérêts de l'Etat, 
je vous informe que je m'y tiens", a-t-il dit. 
    "J'appelle celui qui pense avoir été dépouillé de son droit, 
ou que je me suis mal comporté à son égard, ou qui souhaite 
prouver son innocence devant la justice, à faire une demande par 
écrit pour que j'annule la décision prise à son égard." 
 
 (Kole Casule, Jean-Philippe Lefief et Nicolas Delame pour le 
service français) 
 
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