Légère hausse des Bourses européennes à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES EN LÉGÈRE HAUSSE À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES EN LÉGÈRE HAUSSE À LA MI-SÉANCE

PARIS/LONDRES (Reuters) - Les Bourses européennes s'inscrivent en légère hausse à mi-journée lundi, dans le sillage des futures sur le S&P-500 à Wall Street, mais la séance est peu animée en raison du jour férié aux Etats-Unis - pour le "Veterans Day" - ainsi qu'en France.

Les investisseurs sont dans l'attente des interventions programmées de plusieurs responsables de la Réserve fédérale américaine cette semaine, tandis qu'en Europe le temps fort sera la publication, jeudi, des chiffres de la croissance de la zone euro.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300, qui reste sur quatre semaines de hausse et a engrangé 14% depuis le début de l'année, gagne encore 0,17% à 1.297,40 points vers 11h25 GMT tandis que l'EuroStoxx 50 s'octroie 0,22%%.

Le CAC 40 gagne 0,29% à Paris, le Dax-30 0,17% à Francfort et le FTSE 0,29% à Londres. L'indice PSI 20 de la Bourse de Lisbonne, en hausse de 1,1%, surperforme alors que Moody's a rehaussé vendredi de "négative" à "stable" la perspective de sa note du Portugal, évoquant notamment l'amélioration de la situation budgétaire du pays.

A ce stade, le future sur le S&P avance de 0,1%, laissant entrevoir une ouverture en petite hausse également à New York.

Les bons chiffres du chômage publiés en fin de semaine aux Etats-Unis ont fait grimper Wall Street vendredi et Tokyo lundi, mais ils risquent d'inciter la Fed à réduire plus tôt que prévu ses rachats d'actifs qui ont alimenté la hausse des marchés boursiers tout au long de l'année.

Dans ce contexte, le marché attend les discours de la semaine de responsables de la Fed et en particulier l'audition, jeudi devant la commission bancaire du Sénat, de Janet Yellen, vice-présidente de la banque centrale appelée à succéder fin janvier au président Ben Bernanke.

Parmi les valeurs en vue, le groupe minier Lonmin s'adjuge 5,9% après avoir annoncé un retour au bénéfice sur son exercice clos fin septembre.

Les pharmaceutiques Grifols et Shire progressent de plus de 4% après l'annonce d'acquisitions qui vont sensiblement les renforcer.

Deutsche Telekom (-1,9%), déclassé par Goldman Sachs, accuse à l'inverse la plus forte baisse de l'EuroStoxx 50.

A Londres, l'assureur britannique RSA chute de près de 10% après l'annonce de la suspension de trois dirigeants de sa filiale irlandaise, sur laquelle il a ouvert une enquête interne.

Le groupe de télévision payante BSkyB, en baisse de 9,8%, est également malmené après avoir perdu les droits de retransmission de la Ligue des champions à partir de 2015 au profit de BT.

Sur le marché des changes, le dollar fléchit légèrement, autour de 1,34 pour un euro, en l'absence de soutien du marché obligataire américain fermé ce lundi. La tendance de fond reste toutefois favorable pour le billet vert, soutenue par la perspective d'une réduction du programme d'assouplissement quantitatif de la Fed et par la remontée des taux d'intérêt à long terme.

Ces anticipations pèsent à l'inverse sur l'or, qui perd encore 0,3% après sa baisse de 1,5% vendredi.

En l'absence des intervenants américains, les Bunds opèrent quant à eux un rebond modeste après leur forte baisse de vendredi dans le sillage des Treasuries.

Sur le marché pétrolier, le Brent gagne 0,47% à 105,61 dollars vers 11h25 GMT après l'échec des négociations de Genève sur le programme nucléaire iranien. John Kerry, le secrétaire d'Etat américain, espère néanmoins conclure un accord avec Téhéran "dans les prochains mois".

Véronique Tison pour le service français

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