Légère hausse des Bourses européennes à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE VERT À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES DANS LE VERT À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - La tendance sur les Bourses européennes reste légèrement positive mardi à mi-séance après la publication d'un indice Ifo du climat des affaires en Allemagne en hausse - quoique moins bon que prévu - et Wall Street est attendue sur une note hésitante dans l'incertitude sur la stratégie de la Réserve fédérale.

La confiance des chefs d'entreprise allemands s'est légèrement améliorée ces dernières semaines pour atteindre son plus haut niveau depuis près d'un an et demi, ce qui suggère une reprise solide de première économie d'Europe après le lent redémarrage des premiers mois de cette année.

Les Bourses en Europe sont brièvement passées dans le rouge après cette annonce et les futures sur obligations à 10 ans allemandes (Bund) ont touché leur plus haut niveau de la journée.

Vers 11h05 GMT, à Paris, l'indice CAC 40 gagne 0,58% à 4.196,27 points. À Francfort, le Dax prend 0,19% et à Londres, le FTSE 0,1%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 avance de 0,46%.

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street stable pour le Dow Jones et le S&P, et en hausse de 0,18% pour le Nasdaq après l'annonce d'un projet de fusion entre le fabricant de semi-conducteurs Applied Materials et son concurrent japonais Tokyo Electron.

En Europe, la tendance est soutenue par l'accord entre Telefonica et les actionnaires italiens de Telecom Italia qui permet au groupe espagnol de renforcer son emprise sur l'opérateur italien.

Telecom Italia prend 2,8% et son actionnaire Mediobanca s'octroie 3% en vue d'une plus-value de 60 millions d'euros de l'opération.

"Il y a un sentiment général de redémarrage des opérations. Je suis assez positif sur les actions. Si on assiste à une activité de fusions et acquisitions correcte et que la conjoncture s'améliore un peu (...) alors tout cela contribue à l'optimisme", note Neil Marsh, responsable de la stratégie chez Newedge. "Mais je crois qu'il y a encore beaucoup de prudence sur le marché."

La perspective d'une réduction progressive des rachats d'actifs de la Fed et l'incertitude quant au calendrier de ce changement de stratégie - après la décision la semaine dernière contre toute attente de poursuivre ses injections de liquidités au même rythme - préoccupe à nouveau les investisseurs.

Les déclarations du président de la Fed de New York, William Dudley, selon lesquelles la banque centrale entendait toujours commencer à réduire ses rachats d'actifs avant la fin de l'année, pourvu que l'amélioration de l'économie se confirme, ont ravivé ces inquiétudes.

De même, l'impasse politique autour des dépenses budgétaires et du plafond de la dette aux Etats-Unis, qui menace de placer le gouvernement fédéral en cessation de paiement en l'absence d'accord, incite à la prudence.

L'euro oscille autour de ses niveaux de lundi, étant repassé sous la barre de 1,35 dollar après les propos du président de la Banque centrale européenne, Mario Draghi, n'excluant pas de lancer une nouvelle opération de refinancement à plus long terme (LTRO) pour empêcher les taux du marché monétaire de remonter à un niveau néfaste pour l'inflation.

Sur le marché pétrolier, le Brent de mer du Nord est passé sous les 108 dollars le baril dans un contexte de réchauffement des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran.

Juliette Rouillon pour le service français, édité par Véronique Tison

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