Légère dégradation en France du climat des affaires en avril

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LÉGÈRE DÉGRADATION DU CLIMAT DES AFFAIRES EN FRANCE
LÉGÈRE DÉGRADATION DU CLIMAT DES AFFAIRES EN FRANCE

PARIS (Reuters) - Le climat des affaires s'est légèrement dégradé en avril en France sous l'impact d'un regain de pessimisme des chefs d'entreprise du secteur des services sur leurs perspectives d'activité pour les mois à venir, selon les données publiées jeudi par l'Insee.

L'indicateur global est ressorti à 94, en baisse d'un point par rapport à mars, et reste en deçà de sa moyenne de long terme qui se situe à 100.

Par secteurs, celui de l'industrie manufacturière s'est inscrit à 100, en baisse d'un point par rapport à sa marque du mois de mars qui a été révisée en hausse d'un point à 101. Les économistes interrogés par Reuters l'attendaient à 100.

Celui des services a perdu trois points à 90, son niveau le plus bas depuis août 2013.

L'indicateur du bâtiment a cédé un point, à 93, et celui du commerce de détail a progressé d'un point, à 98.

Toujours selon l'Insee, l'indicateur de retournement de la conjoncture calculé au niveau France reste ce mois-ci dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable.

Dans les services, les entrepreneurs interrogés par l'Insee estiment que leur activité s?est redressée sur la période récente, mais leurs anticipations d?activité pour les mois à venir se sont dégradées de six points en un mois pour retrouver leur niveau de l'été dernier.

S'agissant de l'industrie manufacturière, l'opinion des chefs d'entreprise sur leur activité passée est en baisse mais le solde correspondant à leurs perspectives personnelles reste bien orienté à un niveau supérieur à sa moyenne de long terme.

"Tandis que les carnets de commandes globaux sont en légère hausse et atteignent leur moyenne de longue période, les carnets de commandes étrangers reculent nettement pour revenir en dessous de leur niveau de long terme", précise l'Insee .

Dans son enquête trimestrielle sur l'industrie publiée parallèlement, l'institut indique que les tensions sur l?appareil de production sont quasi inchangées à un niveau faible. Le taux d?utilisation des capacités de production stagne ainsi à 80% depuis l'été dernier alors que sa moyenne de longue période se situe à 85%.

Toujours selon l'Insee, le rythme des suppressions d?emploi dans l?industrie s?est légèrement accru sur les derniers mois mais demeure proche de sa moyenne de longue période. Pour les prochains mois, les industriels considèrent que l?évolution des effectifs restera défavorable.

(Yann Le Guernigou)

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