Légère baisse des Bourses européennes à la mi-séance

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LES BOURSES EUROPÉENNES PERDENT DU TERRAIN À LA MI-SÉANCE
LES BOURSES EUROPÉENNES PERDENT DU TERRAIN À LA MI-SÉANCE

PARIS (Reuters) - Les principales Bourses européennes sont en légère baisse mardi à mi-séance, les investisseurs restant prudents après les chiffres décevants de la croissance allemande pour 2012 et le message peu lisible hier de Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale.

L'économie allemande s'est contractée de 0,5% au quatrième trimestre selon une première estimation publiée dans la matinée. Sur l'ensemble de 2012, la première puissance européenne a dégagé une croissance à 0,7%, contre un niveau attendu de +0,8% et une croissance de 3,0% en 2011.

S'exprimant après la clôture de Wall Street lundi, Ben Bernanke s'est montré prudemment optimiste pour l'économie américaine, sans pour autant donner d'indication de la date à laquelle la Fed commencera à mettre un terme à son programme de rachat d'actifs.

Les futures sur indices signalent la même tendance avec une ouverture de Wall Street en légère baisse.

À Paris, le CAC 40 baisse de 0,24% à 3.699,40 points vers 12h00 GMT. À Francfort, le Dax recule de 0,34% et, à Londres, le FTSE abandonne 0,08%. L'indice paneuropéen EuroStoxx 50 perd 0,47%.

EDF (+2,12%) affiche la plus forte hausse du CAC après un article du Figaro selon lequel l'électricien prévoit de réaliser à l'horizon 2015 un plan d'économies d'un milliard d'euros visant en particulier les systèmes d'informations ainsi que l'ensemble de ses fournisseurs.

H&M (+3,81%) enregistre la troisième plus forte hausse de l'indice FTSEurofirst 300 après avoir publié des ventes pour le mois de décembre en recul moins marqué que ce qui avait été anticipé.

La plus forte progression est signée par le titre Burberry, qui bondit de 4,23% à Londres après que le groupe de luxe britannique a dit avoir réalisé un chiffre d'affaires supérieur aux attentes sur les trois derniers mois de 2012. Dans la foulée, LVMH progresse de 1,17% à Paris.

Sur le marché des changes, après être tombé à un nouveau plus bas de deux ans et demi face au dollar, le yen a rebondi suite aux propos du ministre des Finances Akira Amari pour qui un yen trop faible risque de renchérir les importations et d'impacter ainsi le pouvoir d'achat des Japonais.

De son côté, le dollar a pâti des déclarations de Ben Bernanke disant que tout tour de vis monétaire aux Etats-Unis était prématuré.

L'euro a de son côté atteint un plus haut de 13 mois contre le franc suisse à 1,23865, les investisseurs qui avaient misé par prudence sur la devise helvétique soldant leurs positions.

Sur le marché obligataire, les coûts de financement supportés par l'Espagne pour emprunter à court terme ont nettement reculé mardi. Le Trésor espagnol a placé pour 5,76 milliards d'euros de bons à 12 et à 18 mois, un montant supérieur à ses prévisions, et les deux adjudications ont été marquées par une baisse sensible des rendements par rapport aux précédentes opérations d'échéance équivalente.

En réaction, le rendement de l'emprunt espagnol à 10 ans reculait de deux points de base à 5,025% en fin de matinée, alors qu'il était monté à 5,14% plus tôt dans la journée. Le rendement de l'emprunt italien à 10 ans était également en léger recul, à 4,186%.

Ben Bernanke, dans son allocution, a exhorté le Congrès à relever le plafond d'endettement des Etats-Unis pour parer à tout risque de défaut, estimant en outre que les passes d'armes politiques sur le déficit étaient préjudiciables à la situation économique.

Dans ce contexte d'incertitudes budgétaires persistantes aux Etats-Unis, premier consommateur mondial de pétrole, les cours du brut s'inscrivaient en légère baisse. En milieu de journée européenne, le baril de Brent de mer du Nord abandonne 0,04% à 111,84 dollars.

Constance De Cambiaire pour le service français, édité par Véronique Tison

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