Légère avance du centre-droit avant les élections européennes

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LE CENTRE-DROIT DONNÉ EN TÊTE AVEC UNE COURTE AVANCE AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES
LE CENTRE-DROIT DONNÉ EN TÊTE AVEC UNE COURTE AVANCE AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES

par Robin Emmott

BRUXELLES (Reuters) - Le centre-droit devrait remporter d'une courte tête les élections européennes de la fin du mois mais n'est pas pour autant assuré de voir l'un de ses membres occuper la présidence de la Commission européenne.

Le Parti populaire européen (PPE) obtiendrait 212 sièges lors des scrutins qui seront organisés du 22 au 25 mai dans les 28 Etats membres de l'UE, selon l'analyse des sondages nationaux effectuée par PollWatch 2014, soit seulement trois sièges de plus que l'Alliance progressiste des socialistes et démocrates (S&D, centre-gauche).

Le Parlement européen compte 751 sièges, dont environ 70% devraient être partagés entre les quatre grands groupes - PPE, S&D, Libéraux et Verts.

Un quart des sièges devrait revenir à des formations anti-européennes ou contestataires, d'extrême droite comme d'extrême gauche, soit presque deux fois plus que lors des élections de 2009, une partie des électeurs voulant exprimer leur colère face à la hausse du chômage et à une reprise qui se fait toujours attendre.

Selon les nouvelles règles entrées en vigueur en 2009, le parti arrivé en tête aux élections est le mieux placé pour qu'un de ses membres occupe la présidence de la puissante Commission européenne.

Si le PPE est donné légèrement en tête, le groupe S&D semble plus à même de conclure des alliances et pourrait obtenir une majorité au Parlement en s'appuyant sur d'autres partis de gauche.

QUI POUR SUCCÉDER À BARROSO?

La désignation du président de la Commission par les dirigeants européens, qui doivent "tenir compte" du résultat des élections, doit être approuvée par les eurodéputés.

Pour succéder au Portugais José Manuel Barroso, en poste depuis 2004, le candidat du PPE est l'ancien Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, âgé de 59 ans, qui était à la tête de l'Eurogroupe au plus fort de la crise financière.

Le champion du groupe S&D est l'Allemand Martin Schulz, 58 ans, qui préside actuellement le Parlement européen et s'oppose aux politiques d'austérité.

L'Alliance des libéraux et des démocrates (ALDE) présente l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt. Mais selon PollWatch, l'ALDE ne devrait remporter que 63 sièges.

Les trois principaux groupes devraient perdre des sièges dans le nouveau Parlement au bénéfice des partis extrêmes, surtout de droite, dont on ignore comment ils entendent s'organiser et coopérer.

Pour former un groupe parlementaire, il faut 25 députés d'au moins un quart des Etats membres.

Selon PollWatch, si l'extrême droite forme une alliance incluant le Front national (France) et le Parti de la liberté de Geert Wilders (Pays-Bas), elle pourrait avoir assez de sièges pour former un groupe, ce qui lui permettrait de toucher des fonds européens et de gagner en influence.

En Grande-Bretagne, le Parti de l'indépendance du Royaume-uni (UKIP), qui veut que la Grande-Bretagne quitte l'Union, pourrait conduire un autre groupe anti-UE fort de 64 sièges, ajoute PollWatch, et être en position de force pour présider une commission parlementaire.

(Guy Kerivel pour le service français)

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