Léger tassement des versements d'épargne salariale

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(lerevenu.com) - Natixis Interépargne présente son baromètre de l'épargne salariale comme le ?véritable observatoire du comportement des entreprises et de leurs salariés en matière de versements dans les dispositifs d'épargne salariale?. Publié le 28 novembre, le dixième baromètre montre que les salariés ont un peu moins versé (?2,7%), en moyenne 733 euros par épargnant, au premier semestre que dans la même période de 2011. En revanche, les entreprises ont augmenté de 3,2% (834 euros) leur abondement aux sommes versées par les salariés dans leur plan d'épargne entreprise (PEE). 

La diminution des montants investis en épargne salariale peut s'expliquer, commente Natixis Interépargne, par la baisse du montant de la participation dégagé par les entreprises, au titre de 2011, ?notamment en raison de la crise économique?. Au total, le montant moyen de la participation investi dans le plan d'épargne salariale a baissé de 1 678 à 1 549 euros, par rapport au premier semestre 2011. 
 
Le baromètre de Natixis Interépargne observe aussi les versements des salariés dans les Perco (plan d'épargne retraite collectif), qui ont ?poursuivi leur forte croissance?. Dans les entreprises de plus de 500 salariés, les versements ont ainsi augmenté en moyenne de 10,5% à 867 euros, l'abondement reculant néanmoins de 8,8% à 549 euros par épargnant. Dans les entreprises plus petites, versements et abondements ont légèrement baissé à 644 et 1 476 euros respectivement. 
 
Au premier semestre, les salariés ?se sont davantage orientés vers des placements monétaires dans le PEE?, qui représentent la moitié des investissements, note le baromètre. En revanche, pour l'épargne retraite, les trois quarts des versements ont bénéficié à des supports diversifiés. Natixis Interépargne conclut que ?les salariés ont démontré que, malgré la crise économique, ils restent attachés aux dispositifs d'épargne salariale, alors que l'interêt pour le PECO reste très fort?. L'établissement craint néanmoins que la forte hausse du forfait social, décidée par le gouvernement à l'été dernier, ?risque de conduire les entreprises à modifier leur politique de rémunération globale?. 

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