Léger recul des Bourses européennes en clôture

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LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES
LA CLÔTURE DES BOURSES EUROPÉENNES

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont terminé en recul mardi, tirées à la baisse par Vodafone qui a subi un net repli de son chiffre d'affaires en raison de la concurrence acharnée sur le marché de la téléphonie.

À Paris, le CAC 40 a perdu 0,39% (-17,41 points) pour terminer à 4.452,35 points. Freiné par Vodafone, le Footsie britannique a cédé 0,62% tandis qu'à Francfort, le Dax reculait de 0,21%.

Les indices paneuropéens confirment la tendance avec -0,13% et -0,20% respectivement pour l'Eurofirst 300 et l'EuroStoxx 50.

Vodafone, qui prévoit une baisse de son résultat brut d'exploitation (Ebitda) sur l'exercice en cours, a perdu 5,45%, la plus forte baisse de l'Eurofirst 300.

Pénalisées par les mauvais résultats du numéro deux mondial de la téléphonie mobile, les télécoms ont accusé la plus forte baisse sectorielle en Europe avec -1,24%, les pétrolières et la distribution reculant également assez nettement.

Dopés ces derniers temps par une activité intense sur le front des fusions et acquisitions, les marchés d'actions semblent marquer le pas.

"Je sens que de nombreux investisseurs se réjouiraient d'un repli parce qu'ils considèrent certains secteurs du marché comme étant surévalués par rapport aux instruments de mesure traditionnels", explique Paras Anand, spécialiste des marchés d'actions européens chez Fidelity Worldwide Investment.

A Paris, Danone (-1,65%) a accusé la plus forte baisse du CAC 40, des analystes jugeant le titre surévalué au regard des estimations de résultats.

La plus forte baisse de l'indice parisien est pour Capgemini (-2,92%), suivi par Renault et Publicis qui ont perdu respectivement 2,60 et 1,96%.

A l'heure de la clôture en Europe, Wall Street était orientée à la baisse sous la pression de Staples, dont l'action plongeait de près de 12% après l'annonce par le numéro un américain des articles de bureau d'une chute de 44% de son bénéfice trimestriel.

Sur le marché de changes, la livre sterling a égalé un plus haut de cinq ans et demi face aux monnaies les plus échangées après l'annonce d'une inflation plus forte que prévu en avril au Royaume-Uni.

En difficulté face à la livre, l'euro était en revanche pratiquement stable face à la monnaie américaine, autour de 1,3695 dollar.

Sur le marché obligataire, les rendements des dettes souveraines du sud de l'Europe - Grèce, Italie, Portugal et Espagne - se tendent dans la crainte que la montée en puissance des eurosceptiques ne donne un coup d'arrêt aux réformes.

Sur le front du pétrole, le Brent se maintenait au-dessus des 109 dollars le baril sur fond de violences en Libye affectant la production.

(Patrick Vignal pour le service français)

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