Léger rebond à la Bourse de Paris

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(lerevenu.com) - Les investisseurs avaient notamment mal réagi hier aux déclarations maladroites du président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, qui laissait entendre que le système de taxation de certains dépôts pourrait inspirer des plans de soutien futurs. L'intéressé a tenté de modérer ses propos par la suite, poussant les opérateurs à effectuer aujourd'hui quelques achats à bon compte. Wall Street rebondit également actuellement outre-Atlantique, malgré des statistiques mitigées...

ECO/DEVISES

Jeroen Dijsselbloem a ainsi estimé hier que le cas chypriote pouvait servir de modèle à d'autres futures restructurations bancaires en Europe, ce qui a fait craindre que les déposants des banques puissent être ponctionnés ailleurs qu'à Chypre en cas de crise... De quoi faire craindre une fuite des capitaux, non seulement de l'île méditerranéenne, mais aussi d'autres pays fragiles de la zone Euro. Hier soir, M. Dijsselbloem est revenu sur ces déclarations, en jugeant le cas de Chypre "spécifique", mais le doute est bel est bien présent désormais dans les esprits des investisseurs. Alors qu'hier, la résolution de la crise chypriote avait donné le sentiment aux investisseurs que l'Europe parvenait toujours à trouver des solutions in extremis à ses crises, aujourd'hui, c'est plutôt l'impression de cafouillage et d'improvisation en continu qui domine.

D'après le gouvernement américain ce mardi, les commandes nouvelles en biens durables aux États-Unis pour le mois de février 2013 ont augmenté de... 5,7% en comparaison du mois antérieur, contre un consensus de +3,9% et après une forte baisse en janvier de cette année. La baisse de janvier, auparavant estimée à 4,9%, a été revue à 3,8%. Hors transport, les commandes ont reculé cependant de 0,5% en comparaison du mois précédent, contre +0,7% de consensus et 2,9% de hausse en janvier.

L'indice de confiance des consommateurs américains mesuré par le Conference Board pour le mois de mars 2013 est ressorti à seulement 59,7, contre 67,5 de consensus et 69,6 pour la précédente lecture. L'indice relatif aux anticipations des consommateurs a corrigé à 60,9, contre 72,4 pour le niveau révisé de février. La mesure des conditions présentes a régressé à 57,9, contre 61,4 en février. En février, l'indice de confiance global ressortait au plus haut de trois mois.

D'après le gouvernement américain ce mardi, les ventes de logements neufs aux Etats-Unis pour le mois de février 2013 ont reculé de 4,6%, ressortant sur un rythme de 411.000 unités, contre 425.000 de consensus et 431.000 pour le niveau révisé du mois de janvier (précédemment estimé à 437.000). En janvier, les ventes dans le neuf ressortaient sur un sommet de quatre années.

En Chine, les banques et les promoteurs immobiliers sont à la peine, après un article publié par le 'China Securities Journal' affirmant que de nombreuses banques ont commencé à instaurer des contrôles sur les prêts immobiliers afin de se conformer aux dernières instructions du gouvernement chinois.

Sur le marché des changes, l'Euro vaut désormais 1,2853$. Du côté du pétrole, le baril WTI ressort à 95,4$ et le Brent s'affiche à 108,2$.

VALEURS EN HAUSSE

* Michelin gagne 2,9%. HSBC a relevé de 80 à 83 euros son objectif ce matin, jugeant que le marché se focalise trop sur les prix sectoriels et pas assez sur des éléments qui ont évolué favorablement comme le coût des matières premières ou le change. L'analyste reste à "surpondérer" sur le dossier, en profitant du trou d'air traversé par le titre en bourse.

* EDF grimpe de 2,4%, son meilleur niveau de l'année. Morgan Stanley a rehaussé sa recommandation à "surpondérer" ce matin.

* Lafarge regagne aussi 2,2% après avoir enregistré trois séances consécutives de net recul.

* Vinci remonte de 1,9%, après avoir aligné trois séances de baisse.

* Sanofi progresse de 1,8% et repasse au-dessus des 78 Euros.

* BNP Paribas rebondit de 1,1% mais le secteur bancaire reste très volatil après son plongeon de la veille directement influencé par les propos du président de l'Eurogroupe.

* STMicroelectronics (+0,8%) a obtenu un prêt de 350 millions d'euros de la Banque Européenne d'Investissement, qui comporte une option de tirage jusqu'en septembre 2014 et arrivera à échéance 8 ans après la date du décaissement. Il servira à soutenir les activités de R&D et d'innovation du groupe, de la conception au développement de produits, jusqu'aux solutions d'applications incluant le développement de logiciels et l'intégration de systèmes. Ces activités sont principalement menées sur les sites italiens de ST situés à Agrate Brianza, Castelletto et Catane. ST indique par ailleurs avoir utilisé sa trésorerie pour rembourser le montant résiduel de 350 millions d'euros de son émission obligataire senior à taux variables dont le principal s'élevait à 500 millions d'euros à l'émission. Les deux opérations permettent de renforcer la structure du bilan du groupe.

* Ingenico gagne 0,1%. Plus de 1,8 milliard d'euros de chiffre d'affaires et une marge d'EBITDA supérieure à 20%. C'est le futur Ingenico de 2016, tel que présenté ce matin lors de la journée investisseurs du groupe. En 2012, ces deux lignes du compte de résultats ressortaient respectivement à 1,2 milliard d'euros et 18,5%. A l'appui de son projet, le groupe a défini cinq axes stratégiques. D'une part déployer sa stratégie "multicanal", d'autre part intégrer plus étroitement son offre terminal de paiement / services associés, ensuite accentuer sa présence dans les marchés émergents. En quatrième lieu, Ingenico entend poursuivre ses efforts d'innovation et de R&D, et enfin poursuivre une politique d'acquisitions ciblées dans les terminaux, les services et la technologie. En parallèle, Ingenico veut déployer une politique de dividende, avec un taux de distribution de 35%.En parallèle, Ingenico a annoncé la finalisation de l'acquisition d'Ogone.

VALEURS EN BAISSE

* France Telecom perd 1,8%. France Télécom-Orange réalise une émission obligataire de 750 Millions d'Euros à 6,5 ans avec un coupon de 1,875%, afin de profiter des conditions de taux d'intérêt favorables. La maturité de l'émission est octobre 2019. Barclays, Banco Bilbao Vizcaya Argentaria SA, HSBC Bank Plc et Société Générale CIB interviennent en qualité de chefs de file.

* Peugeot reperd 1,8%. Banque PSA Finance a réalisé une émission obligataire à taux fixe à échéance avril 2016 d'un montant de 1,2 milliard d'euros avec un coupon de seulement 0,625%. Elle a été menée dans le cadre de l'autorisation temporaire de la Commission Européenne pour l'utilisation de la garantie de l'Etat Français. A ce titre, l'émission porte la notation 'AA+' et 'Aa1' par Standard and Poor's et Moody's respectivement.

* EADS recule aussi de 1,3%, après deux séances consécutives de progression.

* Société Générale reste en légère baisse de 0,2%, soit une 7ème séance négative sur les 8 dernières journées boursières. Dans l'intervalle, l'action a perdu 15% de sa valeur. Natixis recule aussi de 1,7%. Crédit Agricole perd 0,5%.

Finance Plus, édité par lerevenu.com

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