Léger rebond à la Bourse de Paris

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L. Grassin
L. Grassin

(lerevenu.com) - L'indice français repart de l'avant ce matin, après le fort recul enregistré hier, qui l'a vu dévisser de plus de 2% et repasser sous les 4.200 points. Mais le rebond reste timide ce matin, le CAC40 grimpant de 0,2% à 4.180 points peu avant 10 heures.

Hier, les investisseurs ont cédé à la tentation des prises de bénéfices après une année boursière très convenable. La baisse est d'autant plus notable, qu'aucun élément déclencheur ne l'explique. La perspective d'une réduction du programme de soutien américain à l'économie, évoquée, constitue surtout une justification par défaut. La banque centrale américaine doit se réunir les 17 et 18 décembre prochain, mais rien ne laisse penser qu'elle agira à ce moment là. D'ailleurs, un seul des 28 économistes interrogés par Bloomberg pour l'heure a pronostiqué un changement. Des éléments macroéconomiques devraient permettre aux investisseurs de murir leurs choix dans les prochains jours, notamment vendredi avec le rapport d'ADP sur l'emploi américain de novembre, baromètre de la publication des chiffres mensuels du marché du travail. D'autres données sont aussi attendues aux Etats-Unis sur les directeurs d'achats ou l'immobilier, avant la publication du livre beige de la Fed en soirée. Avant cela, les indicateurs PMI en Europe vont être publiés.

WALL STREET

Wall Street a poursuivi sa consolidation, toujours sous pression alors que les investisseurs se montrent de nouveau préoccupés par la politique monétaire de la Fed et l'éventualité prochaine d'une réduction des rachats d'actifs obligataires. La tendance est donc prudente, malgré des échos favorables concernant les ventes en ligne du 'Cyber Monday' américain, ainsi que de solides ventes mensuelles des constructeurs automobiles domestiques... Le DJIA perd finalement 0,59% à 15.915 pts, tandis que le S&P 500 fléchit de 0,32% à 1.795 pts. Le Nasdaq recule de 0,2% à 4.037 pts.

ECO ET DEVISES

En Europe, plusieurs indicateurs PMI sont au programme dont celui des services de novembre en France (09h50 : consensus 48,8) et dans la zone euro (10h00 : consensus 50,9). Le PIB du 3ème trimestre de la zone euro dans sa seconde lecture (consensus +0,1% q/q) suivra à 11h00.

Aux Etats-Unis, le rapport d'ADP sur l'emploi de novembre (14h15 : consensus +170.000) sera suivi de la balance commerciale d'octobre (14h30 : consensus -40 milliards de dollars), de l'ISM des services de novembre (16h00 : consensus 55), des ventes de logements neufs en octobre (16h00 : consensus 429.000) et du "Livre Beige" de la Fed. (20h00).

La parité euro / dollar atteint 1,3589 ce matin. Le baril de Brent se négocie 112,85$ et le WTI 97,19$ pour l'échéance de janvier. L'once d'or se traite 1.220$ (-0,6%).

VALEURS EN HAUSSE

* Peugeot (+2,50% à 11,79 Euros) : Goldman Sachs a entré le dossier dans sa liste de convictions à l'achat, en portant son objectif de 13,80 à 16,40 euros. Il pense que le constructeur sera, avec Daimler, un des gagnants du secteur en Europe. Son analyse se fonde sur des cessions d'actifs, une alliance élargie, probablement avec Dongfeng et une augmentation de capital de 4 milliards d'euros.

* Veolia (+0,60% à 11,47 Euros) : la restructuration de la branche eau devrait aboutir à la suppression l'année prochaine de 700 postes en France, selon les syndicats du groupe, qui l'ont appris en comité central d'entreprise fin novembre. Les fonctions support seraient les plus sévèrement affectées. Le plan devrait remplacer le projet qui avait été annoncé en mai dernier et qui concernait 1.500 postes, révisé après le départ du directeur général Michel Herrewyn, indique l'agence Reuters. Les 700 postes concernés seraient ciblés sur la base de départs volontaires. En coulisses, la situation apparaît moins évidente, selon un représentant de la CFDT cité ce matin par 'Les Echos', qui dépeint une grosse désorganisation au sein de la branche eau. Il reproche notamment au nouveau patron de l'eau en France, Alain Franchi, d'avoir présenté le projet au CCE avant même que le conseil d'administration ne l'ait acté. Il en veut aussi pour preuve le fait que le patron de la Sade, l'entité travaux de Veolia Eau, a annoncé que sa société était à vendre à ses salariés, alors que le patron du groupe, Antoine Frérot, aurait indiqué ne pas être au courant... Ambiance ! Un conseil d'administration de Veolia est prévu dans une semaine, mercredi 11 décembre.

* Groupe Eurotunnel (+0,50% à 7,04 Euros) : le gouvernement britannique devrait annoncer aujourd'hui, mercredi 4 décembre, la privatisation de ses parts dans Eurostar, l'opérateur qui assure la liaison de passagers transmanche, selon les informations du 'Times' de Londres. Londres mettrait ainsi en vente ses 40%, le solde étant détenu par la France (55% via la SNCF) et la Belgique (5% via la SNCB). Le quotidien précise que cette décision intervient alors qu'Eurostar est profitable, si bien que les autorités espèrent en retirer plusieurs centaines de millions de livres. La vente de cette participation fait partie d'un vaste programme de cession d'actifs dans les infrastructures conçu par le gouvernement britannique pour relancer l'investissement et réduire ses dettes. Les investisseurs, notamment les assureurs et les fonds de pension, sont avides de ce genre d'actifs, car ils offrent une visibilité de long terme et une sécurité élevée. Les intentions des gouvernements français et belge ne sont pas connues à l'heure actuelle. Pour le Groupe Eurotunnel, cette décision de Londres, si elle se confirme, ne devrait pas vraiment changer la donne. Contrairement à une croyance tenace, les deux entreprises n'ont pas de liens capitalistiques. Eurostar est en revanche le premier client d'Eurotunnel comme utilisateur intensif de l'infrastructure.

* SII (+2,80% à 6,60 Euros) : Le groupe a vu son résultat opérationnel progresser de 27,7% à 9,61 ME, pour un résultat net part du groupe de 5,88 ME, en croissance de 39,7%. La marge opérationnelle progresse de 1,3 point à 6,85%. L'avance prise sur les objectifs à mi-parcours conforte la direction dans sa capacité à réaliser une progression de son chiffre d'affaires et de son résultat en 2013/2014.

VALEURS EN BAISSE

* Bic (-2,60% à 85,69 Euros) : Kepler Cheuvreux a repris hier soir le suivi du dossier à "alléger", avec une valorisation à 87 euros. L'analyste rappelle que la société a affiché l'une des plus solides performances du marché pendant la période de contraction économique, grâce à sa bonne dynamique de résultats. Cette résistance est bien valorisée, ce qui le conduit à adopter cette opinion prudente.

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  • fquiroga le mercredi 4 déc 2013 à 13:37

    Le rebond négatif est inventé. Merci l'AFP.....