Leeds United, cidre bouchonné

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Leeds United, cidre bouchonné
Leeds United, cidre bouchonné

Il y a 15 ans, Leeds United avait toutes les cartes en main pour conquérir l'Europe. En une décennie, le club a sombré et végète aujourd'hui en Championship, après un énième rachat douteux. Retour sur 10 ans d'une plongée dans les abysses du foot anglais.

Il y a des équipes qui laissent un goût particulier. Celui de la belle nostalgie. Comme des Chocapics qui baigneraient dans du Strongbow. Un cidre brut comme l'équipe qu'il sponsorisait au début des années 2000. Du cidre anglais que les supporters de Leeds United ont bu jusqu'à l'ivresse pour ne pas boire le calice jusqu'à la lie. Non, la vraie tête de ce Yorkshire là n'est pas une gueule de bois mais plutôt celle que ne fermait jamais Lee Bowyer. Car Leeds, comme Parme ou Valence à cette époque, est une équipe qui a appartenu à tout le monde car elle appartient au patrimoine du football du XXIe siècle et à son hall of fame. Pourquoi? Parce que le pied gauche de Ian Harte ne peut être le privilège de quelques-uns. Parce qu'on ne fait plus de paires de milieu comme Olivier Dacourt et Erik Bakke. Parce qu'au fond, même la triplette Benzema - Bale - Cristiano ne fera pas autant d'ombre à la BBC que Viduka - Kewell - Alan Smith. Cocktail explosif, ce snakebite du Yorkshire a perdu tout son pétillant. Cette équipe qui faisait autrefois trembler les mastodontes du Vieux Continent peine à faire frétiller les amateurs de Championship. Mais alors ? Comment un club si emballant peut-il s'écrouler du jour au lendemain ? Comme souvent, un petit coup d'œil aux comptes permet d'expliquer l'invraisemblable. En effet, porté par sa folie des grandeurs, le président de l'époque, Peter Ridsdale, monte un petit numéro d'équilibriste afin de mettre sur pied son équipe de ses rêves.
De Harry Kewell à Lamine Sakho
Pour résumer, le club contracte à l'époque des prêts à court terme pour acheter des joueurs. Ainsi, une institution financière avance l'intégralité de l'indemnité du transfert du joueur, qui doit être remboursée avant la fin du contrat signé par la recrue. Dans le cas contraire, l'institution en question peut demander le transfert du joueur afin de rembourser le prêt. Seul bémol, et pas des moindres, la stratégie financière repose donc sur une assurance de terminer dans les quatre premiers du championnat, et ainsi bénéficier de la généreuse manne financière d'une qualification en Ligue des champions. Du coup, après avoir terminé cinquième de Premier League lors de la saison 2001-2002, le cauchemar peut commencer. Criblé de dettes, le club se sépare en l'espace de deux mercatos de Robbie Keane, Lee Bowyer, Jonathan Woodgate ou encore Robbie Fowler.




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