Leclerc : «L'État n'est plus un repère»

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INTERVIEW - La révolte des Bonnets rouges exprime un malaise perceptible dans de nombreuses régions françaises, estime l'une des figures emblématiques du patronat breton. Entretien exclusif.
Le Figaro Magazine - Comment analysez-vous la révolte des Bonnets rouges?

Michel-Edouard ­Leclerc - Ce qui se passe en Bretagne reflète un malaise général. Ce que disent les Bretons, c'est ce que pensent les Français.

Soutenez-vous ce mouvement?

Je me suis reconnu dans les milliers de gens qui ont défilé pacifiquement à Quimper, dans l'émotion de ces familles, de ces étudiants, de ces artisans; dans la solidarité positive qu'ils ont exprimée, dans le sentiment d'appartenance qui les a rassemblés. Face à la vague de licenciements annoncés ces derniers mois, c'est davantage en Breton qu'en chef d'entreprise que je réagis.

Que pensez-vous de l'écotaxe?

Le mécontentement s'est cristallisé sur l'écotaxe. Et c'est l'Etat qui l'a pris da...

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