LEAD 1-Natixis bénéficie de l'effet Trump sur les marchés fin 2016

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 (Dans notre dépêche de jeudi soir, rectifie l'attribution des 
citations paras 7/9, lire "le directeur général Laurent Mignon") 
    * Nomination de Jean Raby, ancien de Goldman Sachs 
    * Le plan 2018-2020 présenté en novembre 
    * 4 milliards d'euros annuels de profits pour BPCE 
 
    par Julien Ponthus et Maya Nikolaeva 
    PARIS, 9 février (Reuters) - Natixis  CNAT.PA  a annoncé 
jeudi des résultats en forte progression pour le dernier 
trimestre 2016, la banque d'investissement du groupe mutualiste 
BPCE ayant vu ses activités de marchés bénéficier du bond des 
activités de courtage qui a suivi l'élection de Donald Trump aux 
Etats-Unis.  
    Le résultat net des trois derniers mois de l'année s'établit 
à 496 millions d'euros, en hausse de 57% par rapport à la même 
période en 2015 alors que le consensus Reuters/Inquiry Financial 
tablait sur 404 millions.  
    Les revenus du groupe ont grimpé de 12% pour s'établir à 
2,520 milliards d'euros, également au-dessus des 2,297 milliards 
du consensus. 
    La division Banque de grande clientèle a vu ses profits 
avant impôts s'envoler de 51%, surfant sur le dynamisme des 
marchés, tant sur les produits actions que devises ou 
obligataires.  
    Le pôle Epargne, où est notamment logé la gestion d'actifs, 
a par contre vu son résultat avant impôts baisser de 25%.  
    Natixis, qui s'est engagé dans une stratégie dite "asset 
light", c'est-à-dire de développement d'activités peu gourmandes 
en capital comme le conseil en fusions-acquisitions, a annoncé 
l'organisation d'une journée investisseurs le 20 novembre 2017 
afin de présenter son plan stratégique 2018-2020. 
    "La croissance externe restera un élément important" de 
notre stratégie, a commenté le directeur général Laurent Mignon 
lors d'une conférence téléphonique, rappelant les rachats 
effectués par le groupe, tant dans le conseil en M&A ou l'asset 
management.  
    Concernant ce dernier segment, Natixis a annoncé que Jean 
Raby, passé notamment par Goldman Sachs et la direction 
financière d'Alcatel-Lucent et SFR, rejoindrait le groupe le 20 
février en tant que directeur général de Natixis Global Asset 
Management.   
     
    JEAN RABY ET LE MODÈLE "MULTI-BOUTIQUES" 
    "Cela annonce la poursuite de notre volonté de développer 
notre modèle tel qu'il est, c'est-à-dire 'multi-boutiques' à la 
différence d'un modèle intégré", a commenté Laurent Mignon en 
référence aux choix d'autres banques de fusionner avec les 
gestionnaires d'actifs qu'elles achètent. 
    Au troisième trimestre 2016, Natixis avait déjà annoncé un 
plan d'investissement de 220 millions d'euros "pour 
industrialiser, transformer et digitaliser ses métiers", et 
dégager une économie annuelle de 250 millions par an d'ici 2019. 
    BPCE, maison mère de Natixis, a enregistré pour sa part un 
résultat net annuel de 3,988 milliards d'euros, en hausse de 
26,7% grâce notamment à la cession de ses parts dans Visa  V.N . 
La persistance de taux historiquement bas a néanmoins continué 
de rogner les revenus, qui ont baissé de 1,1% à 23,397 milliards 
d'euros (hors exceptionnels).  
    BPCE, seule grande enseigne française à ne pas posséder une 
filiale de banque en ligne, présentera son "plan de 
transformation de la banque de proximité" le 21 février.  
    Elle pourrait, grâce à l'acquisition en 2016 de la fintech 
allemande Fidor Bank, se lancer également sur ce créneau, 
estiment des observateurs du secteur. 
    Interrogé sur cette possibilité, François Pérol a promis d'y 
répondre le 21 février.  
 
    Le communiqué de résultats de Natixis : 
    http://bit.ly/2k8ePyJ 
    Le communiqué de résultats de BPCE : 
    http://bit.ly/2kMtFfX     
 
 (Edité par Dominique Rodriguez) 
 

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