Le Yémen bientôt au bord de la famine, avertit le CICR

le
1
 (Actualisé avec O'Brien) 
    GENEVE, 28 février (Reuters) - Le Yémen ne dispose de stocks 
de vivres que pour deux à quatre mois, ce qui va le placer au 
bord de la famine alors même que les combats s'intensifient, a 
déclaré mardi un haut responsable du CICR de retour de ce pays. 
    Robert Mardini, qui est directeur régional du Comité 
international de la Croix-Rouge pour le Moyen-Orient, appelle à 
la levée des restrictions imposées aux importations et à la 
circulation des marchandises, et se dit inquiet pour le sort de 
500.000 personnes vivant dans la ville portuaire de Hodeidah, le 
conflit se déplaçant vers le nord le long de la côte de la mer 
Rouge. 
    Les voies d'approvisionnement vers Hodeidah et d'autres 
villes côtières "commencent à être coupées", a-t-il dit à la 
presse à Genève. "Si cela advient, cela, bien sûr, ajoutera un 
fardeau énorme à une portion du territoire yéménite où vivent 
des millions d'habitants". 
    "En termes de réserves, il y en a pour deux, trois ou quatre 
mois, je ne sais pas", a-t-il ajouté. 
    Le Yémen est depuis pratiquement deux ans en proie à une 
guerre civile qui oppose d'une part les milices chiites des 
Houthis aux forces fidèles au président Abd-Rabbo Mansour Hadi, 
soutenues par une coalition arabe dominée par l'Arabie saoudite. 
    L'Onu, a déclaré mardi Stephen O'Brien, coordinateur des 
secours d'urgence des Nations unies, demande aux donateurs 
internationaux d'accroître leur aide au Yémen. Les Yéménites, 
a-t-il estimé, doivent garantir que cette aide puisse être 
acheminée aux quelque sept millions de personnes confrontées à 
de sérieuses pénuries alimentaires. 
    Près de 3,3 millions de Yéménites, dont 2,1 millions 
d'enfants, souffrent d'ores et déjà de malnutrition aiguë, selon 
les Nations unies. 
    "La communauté internationale doit accroître son aide 
financière et les belligérants doivent continuer de permettre un 
accès humanitaire", a dit O'Brien à la presse à Aden, dans le 
sud du Yémen, après avoir rendu visite aux deux camps. 
    "Cela signifie aussi l'accès aux ports, afin que les 
importations nécessaires puissent parvenir au Yémen", a continué 
le coordinateur.  
 
 (Stéphanie Nebehay; Eric Faye pour le service français) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • padamalg il y a 9 mois

    Mais le Yemen n'intéresse personne ! Normal, il est pilonné par l'Arabie saoudite que nous aimons de toutes nos armes, et qui reste l'alliée indéfectible des Ricains. Tiens, je n'entends pas bien les protestations des ONG sur ce dossier !