Le Yémen au bord de la guerre civile

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Lâché par les chefs de tribu, le président Saleh ne contrôle pratiquement plus que la capitale, Sanaa.

Un calme précaire a régné vendredi à Sanaa. Dans la capitale yéménite, la trêve a été globalement respectée entre les troupes du président Ali Abdullah Saleh et les forces du puissant chef tribal des Hached, Sadeq al-Ahmar. «Sous l'égide de l'Arabie saoudite, des responsables tribaux mènent des négociations pour que cette accalmie se poursuive», a affirmé Nasser Arabye, un journaliste joint par téléphone à Sanaa.

«Si Saleh veut une révolution pacifique, nous y sommes prêts, mais s'il veut la guerre, nous le combattrons», affirmait de son côté le cheikh Sadeq al-Ahmar, qui assistait à Sanaa aux funérailles de 30 de ses hommes, tués dans les combats de ces derniers jours.

Entre lundi et jeudi matin, 68 personnes au total sont mortes dans de violents affrontements autour de la résidence du cheikh al-Ahmar dans le nord de Sanaa. «Des affrontements au canon qui étaient très durs», raconte un habitant de la capitale. Même si les violences ont cessé depuis je

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