Le web et les start-up, ça marche aussi dans l'immobilier

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Bouygues Immobilier lance BIRD pour investir dans des start-up prometteuses dans leurs domaines. La filiale du contructeur a déjà pris deux participations de 10 et 7% dans MyCloud 3D et Lymo.

«Bouygues immobilier a pris le chemin de l’innovation», commence Éric Mazoyer, directeur délégué de la filiale, après qu’une playlist de musique lounge - digne d’un bar branché parisien - ait été éteinte. Le groupe a annoncé ce matin la création d’une filiale dédiée à l’investissement dans des start-up qui présentent une synergie avec son activité. Son nom: BIRD, entité qui investira entre 100.000 et un million d’euros dans des start-up qu’elle sélectionnera. Elle prendra dans ces «jeunes pousses» des participations qui pourront aller de 10 à 15%.

Quels sont les profils dignes d’intérêt? Des start-up qui ont dépassé les prémices du projet... En d’autres termes, qui sont déjà en possession d’un produit ou service prêt à être mis sur le marché. Les secteurs, qui devront être forcément ceux dans lesquels officie Bouygues Immobilier restent variés: logement, immobilier d’entreprise, urbanisme... Avec ces jeunes pousses, un seul objectif: aller plus vite. Et éliminer les contraintes. «La construction est un processus dont le cycle est très (trop) long, il faut casser ce cycle. C’est lorsque qu’il y a des contraintes que l’innovation est la plus importante», explique Éric Mazoyer. Christian Grellier, directeur R&D de BIRD acquiesce.

«Pas un effet de mode»

BIRD ne compte pas traîner. Il a déjà bouclé deux investissements: 10% de participation dans MyCloud3D, start-up spécialisée dans la modélisation de maquettes en 3D qui permet de réaliser des visites virtuelles d’immeubles ou de quartiers directement sur son ordinateur portable, sa tablette ou son smartphone... Un projet auquel la filiale croit beaucoup. Elle a également investi à hauteur de 7% du capital dans Lymo, une plateforme de crowdfunding immobilier, qui vous permet de devenir - à votre échelle - promoteur immobilier et d’investir dans un immeuble comme vous investiriez dans un projet sur Kickstarter ou Ulule!

«On accélère, car on constate que tout accélère autour de nous», précise Éric Mazoyer. «Ce n’est pas un effet de mode», confirme Christian Grellier, en précisant que le groupe travaille depuis déjà deux ans avec des start-up. Toutefois, pas question de créer de partenariat exclusif ou d’être trop intrusif dans le pilotage et d’entrer dans le management des start-up convoitées. La collaboration se limite à un financement et de facto à un accompagnement... Et en termes d’accompagnement, Bouygues a également innové en inaugurant - en mars dernier - NextDoor, un centre de coworking pour travailleurs nomades où il est possible de réserver des bureaux à la semaine, au moins ou à l’année. «Cela nous permet de répondre aux nouvelles problématiques de la génération Z», conclut Christian Grellier.

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