Le voyage initiatique de Sampaoli

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Le voyage initiatique de Sampaoli
Le voyage initiatique de Sampaoli

On l'annonçait à Marseille, à la Lazio, à la tête de la sélection brésilienne ou même au Qatar. Jorge Sampaoli a finalement posé ses bagages au FC Séville. L'occasion pour Sampa de découvrir la Liga, un championnat qu'il avait patiemment observé en 1998, alors qu'il n'était qu'un backpacker en galère.

Pour ceux qui ont suivi la sélection chilienne et son jeu flamboyant de la Coupe du monde 2014 à la victoire à la Copa América 2015, ou plus encore pour les puristes qui ont veillé jusque tard dans la nuit pour voir le football total de son Universidad de Chile quelques années auparavant, la nomination de Jorge Sampaoli sur le banc du FC Séville n'est que justice. Justice et pas mal d'excitation aussi à l'heure de voir ce que le sosie de Patrick Bosso a dans le bide. C'est le moment de savoir si l'homme a les épaules pour affronter le crash test de la Liga. S'il peut passer l'épreuve du feu qui fait qu'un bon entraîneur sud-américain peut devenir grand en Espagne. Une épreuve réussie récemment par Berizzo ou Simeone, mais ratée par tant d'autres techniciens du continent, Bielsa compris. Les attentes sont hautes, et succéder à Unai Emery n'est pas tâche aisée. Ses trois premières rencontres officielles (Supercoupe d'Europe contre le Real Madrid, Supercoupe d'Espagne aller-retour contre le Barça) se sont soldées par autant de défaites, avec déjà huit buts encaissés. Pas forcément la meilleure façon de commencer l'aventure sévillane.


Mais au-delà de ces premiers échecs, l'homme de Casilda, une petite ville argentine de la province de Rosario, a déjà réussi un pari : il va revoir l'Espagne, ce pays de cocagne où il était parti sur un coup de tête pour observer les entraînements des clubs de Liga. Un voyage fou, entrepris sans moyens, mais plein d'illusions.

Galérer, voir, analyser


Nous sommes en 1998, Jorge Sampaoli approche déjà la quarantaine. Depuis des années, il galère à concilier une vie professionnelle tristounette et sa passion du football :
« J'avais la certitude d'être au mauvais endroit. Je n'ai jamais pensé renoncer au football, j'étais prêt à sacrifier n'importe quoi, mais pas le football. »Jorge Sampaoli
" J'étais employé dans une banque de ma ville, Casilda. À ce moment-là, c'était difficile. J'avais le temps de…





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