Le vote blanc à un niveau record

le
0
ÉTUDE POLITIQU E - Le second tour n'a pas dopé la mobilisation des électeurs dans les deux camps.

Par Anne Muxel, directrice de recherches au CEVIPOF (CNRS/Sciences Po)

Le second tour de l'élection présidentielle n'aura pas connu le surcroît de mobilisation que pouvaient espérer pour des raisons différentes les deux candidats en lice. Certes, l'abstention a reculé de 1,5 point entre le premier tour (20,5 %) et le second tour (18,9 %), mais le niveau de la participation est resté inférieur de deux points par rapport à celui du second tour de 2007 (82 % contre 84 %). Lors des deux élections présidentielles qui avaient vu la victoire de François Mitterrand en 1981 et en 1988, la mobilisation des Français avait été nettement plus intense, respectivement 86,8 % et 85 %.

Les deux candidats ont pu compter sur 600.000 voix supplémentaires qui sont venues nourrir les rangs de leurs électeurs respectifs. En 2007, il n'y avait pas eu de mobilisation différentielle, les abstentionnistes du premier tour s'étaient départagés pour moitié entre Ségolène Royal (49 %)

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant