Le virus Ebola progresse toujours en Sierra Leone

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DAKAR, 6 novembre (Reuters) - Le nombre de nouveaux cas d'infections au virus Ebola progresse toujours en Sierra Leone du fait de l'insuffisance des structures spécifiques de soin et de pénuries de vivres et de produits de première nécessité, ont rapporté les Nations unies. Dans son rapport hebdomadaire, la Mission des Nations unies pour l'action d'urgence contre Ebola (MINUAUCE) souligne que l'épidémie est particulièrement virulente dans les régions côtières autour de la capitale, Freetown (nord-ouest). Depuis le début de l'épidémie, qui a éclaté en mars en Guinée, la fièvre Ebola, a fait 4.818 morts, dont 1.062 en Sierra Leone qui, à ce stade, est le pays qui préoccupe le plus les agences sanitaires internationales. Mercredi, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a noté que le nombre de cas y était toujours en augmentation alors que la situation se stabilise en Guinée et au Liberia, les deux autres pays les plus touchés par la flambée épidémique. D'après la MINUAUCE, la Sierra Leone dispose de 288 lits répartis dans ses quatre centres spécialisés dans le traitement d'Ebola (ETC). Officiellement, 196 malades y étaient soignés en date du 2 novembre, mais la mission de l'Onu pense que les données officielles ne correspondent pas à la réalité et que la moitié des cas ne sont pas enregistrés en Sierra Leone. Pour la mission de l'Onu, il faudra une capacité de 1.900 lits début décembre alors que les dix nouveaux centres de traitement qui doivent ouvrir ne permettront pas d'atteindre cet objectif. "Un nombre supplémentaires de 731 lits doit être planifié, garanti et mis à disposition d'ici la première semaine de décembre", souligne la MINUAUCE. Si les moyens disponibles dans les ETC sont insuffisants, des familles sont contraintes de soigner des malades à domicile, sans protection adéquate, ce qui les expose à des contaminations. La Mission de l'Onu met également en exergue les pénuries alimentaires qui poussent des familles à ne pas respecter des mesures de quarantaine à domicile, faute de ravitaillement. (Daniel Flynn; Henri-Pierre André pour le service français)

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