Le vin bio pèse pour 8% à 12% de la production mondiale-OIV

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    PARIS, 18 avril (Reuters) - La part du vin issu de 
l'agriculture biologique, en progression constante, a atteint 8% 
à 12% des volumes de la production viticole mondiale en 2015, 
selon les estimations de l'Organisation internationale de la 
vigne et du vin (OIV) publiées lundi. 
    Le segment du vin "bio" progresse partout dans le monde et 
de plus en plus de consommateurs sont sensibles aux questions 
environnementales, a précisé Jean-Marie Aurand, directeur 
général de l'OIV, lors d'une conférence de presse. 
    L'année 2015 a aussi été marquée par une nouvelle forte 
progression des surfaces totales plantées en Chine, principal 
moteur de croissance du vignoble mondial et qui conforte sa 
deuxième place avec 830.000 hectares plantés de vigne. 
    Les plantations de vigne se développent notamment dans la 
région très prisée du Ningxia, où Chandon, vin pétillant du 
groupe LVMH  LVMH.PA , s'est lancé en 2014. 
    La Chine reste cependant loin de l'Espagne, numéro un 
mondial avec plus d'un million d'hectares de surfaces cultivées. 
La France est troisième, avec 780.000 hectares. 
    En matière de production, l'Hexagone a retrouvé son deuxième 
rang mondial derrière l'Italie  , tandis que les 
Etats-Unis ont conforté leur place de premier consommateur de 
vin dans le monde avec 31 millions d'hectolitres. 
    Si la consommation évolue peu au niveau mondial depuis la 
crise de 2008, elle est repartie à la hausse en Chine (+3,2%) 
l'an dernier, après deux années consécutives de baisse. 
    "Nous pensons qu'il y     a eu des phénomènes de stocks qui 
ont maintenant été consommés", a déclaré Jean-Marie Aurand. 
    Cinquième pays consommateur, la Chine voit aussi les 
nouvelles classes moyennes supérieures de plus en plus attirées 
par le vin, pour des raisons d'image. 
    L'an dernier, la production mondiale de vin (hors jus et 
moûts) a progressé de 2,2% pour totaliser 274 millions 
d'hectolitres, un niveau qui reste cependant loin du record de  
289 millions atteint en 2013. 
    Les échanges internationaux ont quant à eux grimpé de 10,6% 
en valeur à 28,3 milliards d'euros, témoignant de 
l'internationalisation croissante du marché. 
    Sur cinq bouteilles bues à travers le monde, plus de deux 
n'ont pas été produites sur leur lieu de consommation. 
       
    Le communiqué : http://bit.ly/1Nx47u5 
    Voir aussi : 
    * La viticulture peut s'adapter au changement climatique, 
pour le moment   
 
 (Pascale Denis, édité par Gilles Guillaume) 
 

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