Le village de Laguiole, dépossédé de son nom, en appelle à Hollande

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Le village de Laguiole, dépossédé de son nom, en appelle à Hollande
Le village de Laguiole, dépossédé de son nom, en appelle à Hollande

Laguiole n'a pas fini sa crise d'identité. Le village aveyronnais, célèbre pour ses couteaux rehaussés d'une abeille, a perdu l'usage de son nom il y a une vingtaine d'années et réclame toujours qu'il lui soit rendu. Ses 1 300 habitants viennent de saisir François Hollande après qu'une nouvelle décision de justice leur a donné tort. «Dans les prochains jours, nous souhaitons nous rendre à la capitale afin de vous demander audience M. le Président de la République et vous remettre la plaque de notre commune dont nous sommes dessaisis», écrit Vincent Alazard, maire DVD de Laguiole (prononcez: Layol) dans un courrier dont l'AFP a eu copie.

Tout remonte à 1993. Cette année-là, Gilbert Szajner, un particulier du Val-de-Marne, dépose la marque Laguiole pour désigner non seulement la coutellerie, qui a fait la réputation mondiale du bourg, mais aussi du linge de maison, des vêtements briquets, barbecues... En tout 38 classes de produits. Dès lors, les habitants de la commune ne peuvent plus, eux, utiliser le nom de leur village pour fabriquer des produits manufacturés portant le label «Laguiole», en dehors du fameux couteau rehaussé d'une abeille qui était déjà produit en dehors du village. Leur colère est d'autant plus grande que l'entrepreneur francilien use de leur nom pour commercialiser des produits «made in China».

Ni «spoliation», ni pratique commerciale «trompeuse»

Le 19 septembre 2012, le maire et les habitants de Laguiole, après avoir perdu une première fois en justice, ont débaptisé la commune en démontant le panneau d'entrée du village en guise de protestation. Et voilà que, le 4 avril, la cour d'appel de Paris déboute à nouveau le village, ne voyant dans la situation aucune «spoliation», ni pratique commerciale «trompeuse» ou encore «atteinte à son nom, à son image et à sa renommée».

Dans son arrêt que l'AFP a pu consulter, la cour d'appel estime qu'il résulte du code de propriété ...

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