Le Vieux-Port, après la bataille

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Le Vieux-Port, après la bataille
Le Vieux-Port, après la bataille

Ce jeudi, Marseille accueillait le premier quart de finale de l'Euro entre la Pologne et le Portugal. Dans la ville, une atmosphère chaleureuse, colorée, avec des supporters venus en nombre. Mais que reste-t-il des incidents qui ont entouré Russie - Angleterre ? Les Marseillais racontent.

Les canettes de bière et les torses nus se sont quasiment évaporés, mais les souvenirs sont là. Comme quoi, même à l'heure de Snapchat et d'Instagram, les images mettent parfois du temps à disparaître. Trois semaines plus tard sur le Vieux-Port, les seuls anglophones du coin sont gallois ou écossais, et les nombreux accents de l'Est viennent de Pologne. En ce matin du premier quart de finale de l'Euro entre le Portugal et la Pologne, le restaurant-bar L'Entrecôte redouble d'ailleurs d'efforts pour servir les ressortissants rouge et blanc. Pas de rancune linguistique. Le week-end du 12 juin, un cliché de la devanture faisait la triste réputation de l'endroit dans les médias français et britanniques, envahi par la horde de Russes qui allait " faire sauter " Marseille dans l'après-midi.


Marion, serveuse : " Vous avez reconnu la devanture ? On est célèbres(rires). C'est ici que ça s'est passé entre 16h et 17h. Il n'y a pas eu de jets de chaises, mais plutôt du verre ou des canettes de bière. " Elle se souvient des courses-poursuites, du gaz lacrymogène, de l'addition de la journée, aussi : " Les Polonais, ils boivent moins que les Anglais. De toute façon, les Anglais, c'est difficile de les suivre… Maintenant, on est vaccinés, les pompiers ont sorti le camion à eau ", dit-elle en pointant du menton le gros véhicule brillant garé au bord de l'eau. Rien de cassé, donc. Souriante, Marion s'exprime comme si la rixe avait tout eu du feu de paille : beaucoup de flammes, mais un feu rapidement étouffé. Et les autres ?

"On a des vitres solides"


Quelques mètres plus loin, au bar du Vieux-Port, également sur le trajet des Russes, Marie, la patronne, n'a pas grand-chose à dire : " Les médias ont surmédiatisé ce qui s'est passé. Nous, on a laissé la devanture ouverte et on n'a rien eu. Les Polonais, les Anglais… ils sont polis, très polis. Tous. " Même constat pour Patrice, posé derrière son comptoir, le poignet pivotant dans des verres hauts de la brasserie Le Soleil : " Je ne veux plus en parler, on veut oublier ça maintenant, on passe à autre chose. Regarde…




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