Le Venezuela paye la vétusté de ses installations pétrolières

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(Commodesk) Le bilan de l'explosion de la raffinerie d'Amuay, dans le nord-ouest du Venezuela samedi matin, est de 41 morts et de 86 blessés, selon les médias officiels. Le gigantesque incendie lié à une fuite de gaz n'est toujours pas maîtrisé, deux réservoirs sur les neuf concernés étant toujours en feu ce lundi 27 août.

Les autorités entendent malgré tout reprendre la production le plus rapidement possible, si possible d'ici deux jours, a indiqué dimanche 26 août le ministre du Pétrole et des Mines. Le site d'Amuay est stratégique puisqu'il s'agit de la première raffinerie, qui produit 650.000 barils par jour, soit plus du quart du volume national. Le ministre a cependant expliqué que la consommation et les exportations du Venezuela n'étaient pas menacées à court terme du fait des importantes réserves dont dispose le pays, plus de quatre millions de barils selon le gouvernement. Mais cela ne représente qu'environ cinq jours de la consommation du Venezuela.

Un peu plus de deux mois avant l'élection présidentielle, cet accident nourrit les critiques de la part de l'opposition au président Hugo Chavez contre les infrastructures pétrolières du pays, souvent vieillissantes voire obsolètes. PDVSA, la compagnie pétrolière nationalisée en 1975 qui possède notamment la raffinerie d'Amuay, n'a quasiment pas investi dans les installations pétrolières existantes, privilégiant l'exploration de nouveaux gisements.

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