Le Vélodrome n'est pas rassuré

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Le Vélodrome n'est pas rassuré
Le Vélodrome n'est pas rassuré

Il y avait d'un côté ces ados, exhibants fièrement des maillots au nom de Gomis ou Bedimo, ces anciens, heureux de retrouver la tournée anisée d'avant-match, et ces touristes, venus se ranger en files indiennes devant la billetterie, parfois plus par curiosité que par réel intérêt. En somme, des scènes classiques d'une reprise estivale au Vélodrome. Et puis, preuve que le temps n'efface pas tout, ce discours inquiet de deux copains du virage nord : « Ce qu'on espère ? Pas grand-chose. L'année dernière, on est repartis du stade avec une défaite contre Caen et sans entraîneur. Donc vu l'été qu'on a passé, les pronostics, on va éviter... »

Au sortir d'une saison infernale dans son arène, soldée par trois victoires en 19 rencontres, c'est dans l'inquiétude que l'OM a retrouvé hier soir le Vélodrome et ses 40 000 spectateurs. Une inquiétude, une méfiance même, exprimée par une banderole des Ultras durant l'échauffement  : « Pour le bien de notre club, aucun compromis, portez vos couilles  ! » Elégant...

La volonté de bien faire n'aura pas suffi. Au terme d'un match terne, l'OM et Toulouse se sont quittés sur un score nul et vierge. « On sait qu'il y avait de l'attente derrière le groupe, grimace Henri Bedimo, sorti sur blessure pour sa première avec Marseille. On sait aussi que l'engouement passe par de bons résultats, donc les sentiments sont mitigés. »

Car malgré les encouragements du public une fois la partie lancée, jamais, sur le terrain, la magie n'a opéré. A l'image de ce qu'il a montré durant sa préparation, l'OM n'a su enflammer ni le stade ni la partie. Ce n'est pas que Diarra et les siens ont manqué d'envie, non. Mais à l'image d'un Hubocan fébrile derrière ou d'un Gomis trop timide, ils n'avaient pas assez de repères pour répondre aux attentes de leurs supporteurs, et les rassurer. « Avec la saison qu'on a vécue, il était déjà important de ne pas perdre, note Thauvin. L'année dernière, ...

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