Le Vatican embarrassé par la rencontre entre le pape et Kim Davis

le , mis à jour à 17:15
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CITE DU VATICAN, 2 octobre (Reuters) - Le Vatican semblait embarrassé vendredi par les vives réactions à la rencontre la semaine dernière à Washington entre le pape François et Kim Davis, une fonctionnaire du Kentucky emprisonnée pendant quelques jours pour avoir refusé de délivrer des certificats de mariage à des couples homosexuels. L'entretien entre le chef de l'Eglise catholique et l'employée du greffe du comté de Rowan, une chrétienne évangélique, ne doit pas être considéré comme une approbation de l'attitude de cette dernière, précise-t-on à Rome où l'on fait même état de "regret" concernant cette rencontre, d'abord tenue secrète. Le porte-parole adjoint du Vatican, le prêtre canadien Tom Rosica, a déclaré que la nonciature apostolique (ambassade du Vatican) à Washington, où s'est tenue la rencontre, avait probablement sous-estimé les conséquences de la présence de Kim Davis. "Je ne suis pas sûr qu'ils (les diplomates de la nonciature) aient réalisé l'importance que cela pouvait avoir", a-t-il dit, précisant que selon lui le pape n'était pas au courant de cette invitation et que de toute façon la rencontre avait été très brève. Le porte-parole du Vatican, le père Federico Lombardi, a tenu pour sa part à souligner que "plusieurs dizaines" de personnes avaient été invitées par le nonce. "Le pape n'est pas entré dans les détails de la situation de Mme Davis et sa rencontre avec elle ne doit pas être considérée comme une forme de soutien de sa position dans tous ses aspects si particuliers et si complexes", a-t-il ajouté. Dans l'avion le ramenant dans la nuit de dimanche à lundi vers Rome, le pape avait pourtant estimé qu'un fonctionnaire ou un dépositaire de l'autorité publique devait être autorisé à s'abstenir d'accomplir des actes allant à l'encontre de ses convictions religieuses. ID:nL5N11Y43Y Selon l'avocat de Kim Davis, le pape a prodigué à celle-ci des mots d'encouragement et lui a dit de "rester forte", durant un entretien d'un quart d'heure. ID:nL5N1203W6 (Philip Pullella; Guy Kerivel pour le service français)

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  • python75 le vendredi 2 oct 2015 à 17:24

    Je comprends qu'il soit gêné de rencontrer une bigote qui n'a pas a être fonctionnaire si elle ne respecte pas la loi...

  • bsdm le vendredi 2 oct 2015 à 17:12

    La clause de conscience existe bien pour les jjournalistes !