Le troisième kamikaze du Bataclan serait parti en Syrie fin 2013-sce

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    PARIS, 9 décembre (Reuters) - Le troisième kamikaze de 
l'assaut lancé contre le Bataclan le 13 novembre à Paris faisait 
partie d'un groupe de jeunes de l'est de la France partis en 
Syrie fin 2013, a-t-on appris mercredi de source judiciaire, 
confirmant une information du Parisien-Aujourd'hui en France.  
    Cette source n'a pas donné plus de précisions. 
    Selon le quotidien, il faisait partie d'un groupe de "jeunes 
gens radicalisés" ayant quitté le quartier de la Meinau à 
Strasbourg (Bas-Rhin) en décembre 2013 pour la Syrie, précise le 
quotidien citant des sources concordantes. 
    A leur retour en France au printemps 2014, sept de ces 
jeunes ont été interpellés et incarcérés après une surveillance 
d'un mois des services de renseignements. 
    "Le dernier est mort au Bataclan", indique une source proche 
du dossier, cité par Le Parisien. 
    Les deux autres assaillants du Bataclan, dont l'attaque 
s'est soldée par la mort de 90 personnes dans la salle de 
spectacle parisienne, avaient eux été identifiés rapidement 
après les attentats revendiqués par l'Etat islamique.  
    Le premier, Ismaël Omar Mostefaï, était âgé de 29 ans. Né à 
Courcouronnes (Essonne), il avait été condamné à huit reprises 
entre 2004 et 2010 sans jamais être incarcéré. En 2010, il avait 
fait l'objet d'une fiche S pour radicalisation, mais il n'avait 
jamais été impliqué dans des filières djihadistes. 
    Le second, Samy Animour, était originaire de Drancy 
(Seine-Saint-Denis) et était âgé de 28 ans. Il avait été mis en 
examen le 19 octobre 2012 pour association de malfaiteurs 
terroriste en lien avec un projet avorté de départ vers le 
Yémen. Il avait alors été placé sous contrôle judiciaire, mais 
il avait disparu à l'automne 2013, et a réussi à se rendre en 
Syrie. 
    Il faisait depuis le 29 octobre 2013 l'objet d'un mandat 
d'arrêt international - renouvelé le 20 octobre 2015 -, après 
avoir violé son contrôle judiciaire plus d'un mois auparavant. 
Il devait être jugé en janvier prochain à Paris.    
 
 (Nicolas Bertin, édité par Marine Pennetier) 
 
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