Le troisième ½il

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Le troisième œil
Le troisième œil

Ils s'appellent Ramazan Özcan, Owain Fon Williams ou encore Ögmundur Kristinsson, mais personne ne les connaît. Eux, ce sont les troisièmes gardiens. Et s'ils sont bien sûrs d'une chose, c'est qu'ils ne joueront pas. Mais ils restent pros quand même…

"Au départ, ma sélection n'était même pas acquise : on était quatre gardiens à l'entraînement en préparation, on avait d'ailleurs assez souffert parce que c'était très physique. Finalement, c'est Pascal Zuberbühler qui est resté à la maison." Quand il reparle de sa sélection pour l'Euro 96, le Suisse Joël Corminboeuf se souvient de la plupart des détails qui ont entouré son arrivée dans le groupe mené alors par Artur Jorge. Et si d'autres gardiens sont de leur côté aussi certains d'être repris dans le groupe que de ne pas jouer une seule minute du tournoi – salut Ulrich Ramé – d'autres prennent leur sélection comme une surprise et une véritable aubaine. Ce fut le cas pour Sébastien Roth qui était en vacances quand le troisième gardien suisse s'est blessé peu avant l'Euro 2004. "Le soir où on a voulu me contacter, j'étais dans un restaurant à Genève, probablement le seul qui n'avait ni télé ni réseau téléphone, se souvient l'ancien portier du Servette FC. C'est quand je me suis rendu aux WCs que j'ai vu une trentaine d'appels en absence et je ne sais combien de textos. La Fédération avait même fait passer un appel à la télévision pour que les gens qui me croisent m'annoncent la nouvelle. J'étais le seul qui n'était pas au courant… mais je mangeais un bon pavé de boeuf (rires) !"

"On est totalement dans le coup"


Une fois qu'il a rejoint ses compatriotes au stage, le troisième gardien participe à l'entraînement comme le ferait un jeunot qui reçoit sa première chance : en toute discrétion. Mais pour certains, c'est aussi une bonne occasion de se remettre en forme après quelques jours de relâche. "À mon époque, en plus, on n'hésitait pas à prendre une bière ou deux tous les jours, même pendant la saison de football, replace le Belge Frédéric Herpoel, troisième portier à l'Euro 2000. Mais c'est plutôt mentalement qu'il faut 3-4 jours pour se mettre dans le bain quand on a dix jours de repos derrière soi et qu'on arrive avec l'équipe nationale." Pour Joël Corminboeuf, un élément supplémentaire va venir rehausser sa motivation en 96 puisque c'est le premier Euro qui permet aux 23 joueurs de s'asseoir sur le banc… "Tout le monde était concerné jusqu'au bout, et c'est plus intéressant que de se dire


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