Le très haut débit pour tous promis d'ici 10 ans en France

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OBJECTIF D'UN ACCÈS AU TRÈS HAUT DÉBIT SUR TOUT LE TERRITOIRE D'ICI 10 ANS
OBJECTIF D'UN ACCÈS AU TRÈS HAUT DÉBIT SUR TOUT LE TERRITOIRE D'ICI 10 ANS

PARIS (Reuters) - Permettre à l'ensemble du territoire français de bénéficier de l'internet à très haut débit d'ici dix ans: tel est l'objectif à 20 milliards d'euros fixé mercredi par l'exécutif français, en application d'une promesse de campagne de François Hollande.

Le chef de l'Etat a illustré ce thème en rencontrant dans l'après-midi des professionnels du secteur à Clermont-Ferrand, en Auvergne.

La généralisation du très haut débit figure parmi les éléments jugés essentiels pour préparer la France de demain, thème d'un séminaire sur les stratégies d'investissement -le deuxième de l'année- organisé dans la matinée à l'Elysée.

"Nous allons mettre en oeuvre un plan de déploiement du très haut débit: près de 20 milliards d'euros d'investissements publics et privés vont être mobilisés pour une période de dix ans", a déclaré Jean-Marc Ayrault au terme d'un déjeuner de travail avec ses ministres consacré aux questions économiques, à l'heure où la France doit réviser à la baisse sa prévision de croissance pour 2013.

"Ce plan permettra de connecter 100% des foyers au très haut débit d'ici 10 ans", a-t-il ajouté. Un premier objectif de 50% du territoire couvert est fixé pour 2017.

"Une grande ambition", a dit François Hollande à Clermont-Ferrand, selon un discours transmis par son service de presse.

"Le très haut débit renforce la compétitivité de nos entreprises et la qualité de nos services publics. Le très haut débit apportera plus de fluidité, plus de simplicité dans les échanges entre entreprises, avec les clients, avec les administrations aussi", a-t-il fait valoir.

"Le numérique, dans de nombreux domaines, va abolir les distances. Dans tous les territoires, chaque citoyen pourra bénéficier des mêmes services pour sa formation, pour sa santé, pour ses loisirs".

OPÉRATEURS PLUTÔT FAVORABLES

Le plan sera financé à trois parts égales, à raison d'environ six milliards chacune: un tiers par l'argent privé des opérateurs pour les parties rentables en zones dites denses ; un tiers en zone moins dense co-financé par les opérateurs à partir des infrastructures publiques déployées par les collectivités ; un tiers financé par l'Etat et les collectivités locales.

L'argent public nécessaire sera puisé dans une enveloppe de 20 milliards d'euros née de la hausse du plafond du Livret A destinée à financer des projets d'avenir: très haut débit, infrastructures de transport, eau, assainissement, déchets, rénovation thermique.

Un établissement public ad hoc sera chargé de coordonner et d'accompagner techniquement et financièrement le déploiement des réseaux. Pour favoriser les investissements, François Hollande a indiqué qu'il n'y aurait pas, jusqu'à la fin du quinquennat, de prélèvements fiscaux supplémentaires sur les opérateurs qui ne soit affecté à l'investissement dans le secteur des télécoms.

L'ex-président Nicolas Sarkozy avait lancé un projet similaire à 4,5 milliards d'euros financés par le grand emprunt. Il n'avait pu être mis en oeuvre en raison de réticences des opérateurs, qui préféraient investir seuls dans les grandes villes. Le cadre réglementaire européen demandait en outre à être finalisé à l'époque.

Les opérateurs français seront probablement plus favorables à l'approche proposée par François Hollande, qui leur permet de partager le coût du déploiement dans les zones moins rentables.

Le PDG de France Télécom, Stéphane Richard, s'est déclaré mercredi prêt à soutenir toute démarche visant à accélérer la généralisation de la fibre optique.

"Nous sommes des militants du très haut débit et nos 100.000 collaborateurs en France sont comme une armée pour construire ce réseau", a-t-il dit en conférence de presse.

France Télécom compte 176.000 clients abonnés aux offres très haut débit fibre, chiffre qu'elle espère amener à 350.000 cette année. Dans le même temps le groupe compte près de 10 millions de clients ADSL, une technologie qui offre des débits plus faibles.

Le groupe a investi 257 millions d'euros dans la fibre en 2012, et espère faire davantage cette année.

Elizabeth Pineau, avec Leila Abboud, édité par Yves Clarisse

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  • M5005891 le mercredi 20 fév 2013 à 18:51

    Dèjà avoir partout un débit résonnable serait bien au lieu de nous vendre des forfaits pouvant aller jusqu'au le mur du son.Que du blabla sans aucun effet, que les vrais problèmes soinet résolus au lieu de voter de nouvelles lois d'enfillades CQFD

  • frk987 le mercredi 20 fév 2013 à 17:35

    Ce que la majorité des gens appellent pompeusement haut débit c'est le débit merdi..que en ADSL sur le réseau téléphonique, c'est une vision des choses, mais ce n'est pas du haut débit de la fibre (200 m0 de NC, pub gratuite !!!).

  • ljay1 le mercredi 20 fév 2013 à 17:29

    Déjà le haut débit partout suffirait et le très haut débit dans le centre des villes et villages... Cela peut se faire sans F/O pour la campagne avec la 3G ou 4G... Autoroute..Trés haut débit...TGV...etc... pour quoi faire si plus de boulot...

  • M9015350 le mercredi 20 fév 2013 à 17:12

    et hop un communiqué de plus pour détourner l'attention sur les vrais sujets: BAISSER les dépenses de l’état- reformer l'etat. On s'en fout du tres haut debit, si la France est ruinée !