Le travail reprend progressivement à Aulnay

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PARIS (Reuters) - Le travail a commencé à reprendre mardi à l'usine PSA d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), où, selon le syndicat CGT, les personnels du site condamné pourraient décider la semaine prochaine d'une action collective.

"On s'oriente vers l'organisation d'une AG pour l'ensemble du personnel le 11, elle décidera entre autres de l'organisation d'une action très rapide à l'extérieur de l'usine", a déclaré Jean-Pierre Mercier, représentant CGT à PSA Aulnay.

"Le premier jour, il est toujours délicat d'organiser un mouvement, les salariés reviennent, se retrouvent, il faut d'abord que les équipes se mettent en place", a-t-il ajouté.

L'usine d'Aulnay emploie 3.000 personnes et sa fermeture en 2014 a été annoncée en juillet.

A l'échelle nationale, la CGT a appelé lundi les autres syndicats à une action au salon de l'automobile à Paris le 9 octobre, en marge d'une manifestation européenne pour la défense de l'industrie et de l'emploi programmée ce jour-là.

Dernière usine du groupe PSA Peugeot Citroën à rouvrir ses portes après la coupure estivale, Aulnay a redémarré tôt mardi matin au rythme des appels de certains syndicats à des assemblées générales dans les différents ateliers au moment des pauses.

"La reprise se fait normalement, dans le calme, sans incident particulier", a indiqué une porte-parole de la direction du site.

Jean-Pierre Mercier a déclaré de son côté que des salariés s'étaient réunis dans la matinée aux ateliers ferrage et peinture, puis à l'assemblage à la mi-journée. Les appels aux AG sur le site devaient se poursuivre mardi après-midi pour les équipes du soir, et mercredi.

Aulnay, qui produit actuellement la petite Citroën C3, sera la première usine automobile à mettre la clé sous la porte en France depuis vingt ans. L'annonce de cette mesure, grâce à laquelle PSA entend réduire les surcapacités de production dont il souffre alors que les ventes de voitures chutent en Europe, a provoqué un choc dans l'opinion.

La direction s'est engagée à reclasser la moitié des 3.000 salariés d'Aulnay sur le site voisin de Poissy (Yvelines).

En cette rentrée, les syndicats attendent de connaître les solutions hors du groupe qui seront proposées aux 1.500 autres.

Ils attendent aussi le contenu du rapport gouvernemental sur les difficultés financières du constructeur. Les premières conclusions du rapport "Sartorius" doivent leur être présentées dans une semaine par le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg.

Gilles Guillaume, édité par Dominique Rodriguez

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