Le traitement des fonctionnaires restera gelé

le , mis à jour à 08:48
19

PARIS (Reuters) - Le dégel du point d'indice, étalon de la rémunération des fonctionnaires, n'est pas à l'ordre du jour, a répondu mercredi la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu aux syndicats qui ont interpellé François Hollande sur le sujet.

Cinq organisations syndicales de la fonction publique (CGT, FSU, FO, Solidaires et FAFP) ont écrit mardi au chef de l'Etat pour lui demander de revenir sur le gel des traitements décidé en 2010 par la droite au pouvoir et maintenu depuis.

Ces organisations, qui avaient organisé avec d'autres une journée de mobilisation sur le sujet il y a déjà un an, évoquent "une perte de pouvoir d'achat inédite et catastrophique pour tous les agents" et une "paupérisation pour nombre d'agents".

"Nous vous demandons l'ouverture de négociations permettant d'aboutir à une augmentation immédiate, générale et significative de la valeur du point d'indice ainsi qu'à des mesures de rattrapage pour les pertes intervenues les années antérieures", écrivent-elles.

L'année dernière, Marylise Lebranchu avait expliqué qu'un geste serait possible uniquement "le jour où la croissance redémarrera[it]" mais, interrogée sur RTL mercredi, elle a opposé aux syndicats une fin de non-recevoir.

A la question de savoir si le gouvernement allait revenir cette année sur le gel du point d'indice, elle a répondu: "Non".

"Nous en discuterons bien évidemment jusqu'à la fin du mandat; chacun va regarder les recettes de l'Etat autant que la dépense qui est très lourde", a-t-elle ajouté.

La ministre a souligné que l'Etat ne récoltait pas encore les fruits de la récente reprise économique, marquée par une croissance de 0,6% au premier trimestre, selon la première estimation de l'Insee.

"La croissance est de retour oui; le retour sur recettes on ne l'a pas encore, et les fonctionnaires comprennent de manière globale qu'avec 44 milliards et quelques de remboursement de la dette, on ne peut pas tout faire tout de suite", a-t-elle dit.

Assurant que les syndicats avaient "raison de s'exprimer" et disant les comprendre, Marylise Lebranchu a estimé que leurs demandes relevaient d'abord d'un "besoin de reconnaissance" et a dit vouloir donner la priorité à "l'amélioration des carrières".

(Gregory Blachier)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • 2445joye le mercredi 27 mai 2015 à 23:21

    La bonne solution n'est pas de geler leur salaire mais de l'augmenter de façon substantielle , après en avoir viré un bon nombre.

  • M3366730 le mercredi 27 mai 2015 à 21:41

    De toute façon si le point d'indice est bloqué, ils ont toujours d'autres augmentations (il existe un second indice pour une majorité d'entre eux), les primes, les avantages et la sécurité de l'emploi alors je ne vais pas pleurer. Ou alors s'ils ne sont pas heureux ils viennent travailler dans le privé, mais là c'est un autre défit (flexibilité, baisse du salaire, chômage, etc....).

  • frk987 le mercredi 27 mai 2015 à 18:07

    J'en ai même vu prendre un mois d'arrêt maladie pour creuser leur piscine...et ne croyez pas qu'ils s'en cachent...comme ils disent venir au boulot pour jouer au solitaire...captivant et motivant pour se lever le matin. Car vous savez 7h48 de solitaire, faut les faire......les 7h48 !!!!!

  • frk987 le mercredi 27 mai 2015 à 18:04

    Après une expérience de 42 ans en tant qu'externe, l'administration est un domaine que je connais parfaitement bien, je dirais à la louche que pour 1 poste de travail il y a ...entre 6 et 8 salariés. Alors qu'ils soient en maladie, en RTT, en congés, en récupération (on se demande bien de quoi), ça na change vraiment rien au problème.

  • M7732327 le mercredi 27 mai 2015 à 16:45

    Le gouvernement sait que les syndicats sont obligés de faire une petite grève de temps en temps, histoire de tracer une ligne jaune dans l'eau.. Mais entre gens de gauche, on se comprend.

  • CHANOMAR le mercredi 27 mai 2015 à 11:05

    mais si il ont été augmentés sur les frais de fonctionnement mais pour les hauts cadres seulement comme il n ont pas de contrôles chauffeur voitures de fonction et il y a beaucoup taxis délassement et pour certain de gros frais kilométriques se qui rapport le plus notamment pour les syndicalistes

  • M3155433 le mercredi 27 mai 2015 à 10:08

    beaucoup de salaires privés sont vraiement gelés .Celui des fonctionnaires continue d'augmenter (compensations par les primes , et autres gratifications et coefficients automatiques).En plus leur taux de cotisations retraite est inferieur,alors que leurs retraites est tres superieures (2500/m en moyenne pour EDF!!),pension de reversion versé avant l'age de la retraite ! et sans plafond ! (etc) Belle égalité ,fraternité,exemplarité,malhonneteté (=avec nos impots !)

  • frk987 le mercredi 27 mai 2015 à 09:54

    Pour M1310580 : absolument pas, ils défendent leur fonds de commerce, ni plus ni moins. Sans les fonctionnaires que seraient les syndicats : RIEN, oubliés, des momies, des aberrations de l'Histoire....Exactement comme les socialos !!!!

  • M1310580 le mercredi 27 mai 2015 à 09:51

    les syndicats de fonctionnaires sont en décalage avec les réalités !

  • frk987 le mercredi 27 mai 2015 à 09:42

    Pour jean4178 , vous avez toujours des cas atypiques qui ne comprennent strictement rien à la logique du système du public, que vous bossiez ou pas, quelle importance, ce qui compte c'est l'appartenance à un syndicat et d'exprimer haut et clair son admiration pour le socialisme.