Le TPI n'oblige plus le Serbe Seselj à regagner La Haye

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 (Ajoute motif de la décision du TPI §6-7) 
    AMSTERDAM, 16 mars (Reuters) - Le Tribunal pénal 
international pour l'ex-Yougoslavie a déclaré mercredi que 
l'ultranationaliste serbe Vojislav Seselj, qui refuse de 
regagner La Haye pour la lecture de son verdict de son procès 
pour crimes de guerre le 31 mars, n'était pas tenu d'assister à 
l'audience.   
    Par cette décision, le TPI lève la menace de sanctions de 
l'Union européenne à l'encontre de Belgrade pour non-application 
des décisions de la cour.  
    Vojislav Seselj, qui est âgé de 61 ans, est accusé d'avoir 
lancé des incitations au meurtre et à la persécution durant les 
guerres de l'ex-Yougoslavie dans les années 1990.  
    A l'époque, l'ultranationaliste était à la tête du plus 
important parti représenté au parlement de Serbie et dirigeait 
des milices lors du conflit, en Croatie et en Bosnie. 
    Atteint d'un cancer du foie, il a été libéré en novembre 
2014 par le TPI en raison de son état de santé, mais quatre mois 
plus tard, les juges du tribunal international lui ont demandé 
de regagner La Haye, estimant qu'il avait enfreint les clauses 
de sa libération qui l'obligeaient à se tenir à l'écart de la 
vie publique. 
    Pour expliquer leur décision de ne pas obliger Seselj à se 
rendre à La Haye, les juges du TPI disent avoir reçu de la 
Serbie des informations confidentielles sur son état de santé. 
"Il apparaît que son traitement ne peut être interrompu ni 
effectué à La Haye", précisent-ils.  
    Les négociations sur l'adhésion de la Serbie à l'Union 
européenne se sont officiellement ouvertes en janvier 2014. Des 
élections législatives anticipées sont prévues en Serbie le 24 
avril.     
 
 (Thomas Escritt; Jean-Stéphane Brosse pour le service français) 
 
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