Le tourisme vu par les footballeurs

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Le tourisme vu par les footballeurs
Le tourisme vu par les footballeurs

Les Marseillais à Groningue. C'est sûr que ça fait moins rêver que Mykonos, Miami ou Rio, mais la vraie question est de savoir s'ils peuvent autant en profiter que leurs compatriotes de télé réalité. Enquête.

"Le voyage le plus long qu'on ait fait, c'est à Pékin, pour le Trophée des champions. On est arrivé le mardi et on est reparti le samedi. Sinon c'est beaucoup plus court." Christophe Gautier, responsable communication de l'En Avant Guingamp, sait à quel point les visites touristiques peuvent être bâclées en déplacement : " En Chine, c'était très pollué, il faisait excessivement chaud. Du coup, on est surtout sortis pour les entraînements. Mais on a aussi fait une petite balade d'une heure autour d'un lac. Il y avait des maisons typiques. C'était bien pour les photos et puis aussi pour nous mettre dans le contexte du pays. Mais sinon, on est resté à l'hôtel." En gros, le planning est toujours très serré et ne laisse que peu de place aux plaisirs sensitifs.

Dans les pas de George Clooney


Avion – Bus – Hôtel – Stade – Dodo – Réveil - Petit déjeuner – Décrassage – Déjeuner – Sieste - Bus – Match – Retour en avion le soir même, ou au petit matin. Voilà pour le programme type d'un déplacement. Et si les joueurs s'y tiennent, ça ne les empêche pas, comme Édouard Butin en déplacement à Kharkiv avec Sochaux, "d'ouvrir les yeux et de voir des choses différentes de ce que l'on peut voir dans notre pays. Que ce soit au niveau culturel ou autre ". La technique ? Profiter des quelque temps morts pour attraper des souvenirs à la volée. À commencer par les trajets en bus : "On traverse la ville et, du coup, on prend des photos à travers les vitres. On repart avec ce genre de souvenirs."

Autre occasion à saisir, la balade digestive. Cette fois, c'est David Sauget qui en parle : "En Ukraine, ils faisaient beaucoup de travaux pour l'Euro. On a vu des grues et des chantiers. Sinon, j'ai vu beaucoup de vélos à Copenhague. À Donetsk, on s'est baladé dans la rue principale de l'hôtel et dans certains quartiers, c'était très pauvre. À Schalke, on était en lisière de bois, mais il n'y avait rien autour." Pas toujours sexy, car ce moment de plaisir dépend essentiellement de la position géographique du gîte. "Et si l'hôtel est en pleine zone industrielle, eh bien, on fait la balade dans la zone industrielle ", renchérit Christophe Gauthier. Tout est donc question de chance : "À Florence, on logeait pas loin du Ponte Vecchio dans un hôtel magnifique. Et puis en arrivant à l'hôtel, un de nos joueurs a discuté…




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