Le tour de Nathalie

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Le tour de Nathalie
Le tour de Nathalie

Après une élection rocambolesque et la chute de Raymond Domenech, c'est finalement Nathalie Boy de la Tour qui a été propulsée à la présidence de la LFP. Une personnalité nouvelle et inattendue, qui ne mise pas seulement sur son sexe pour incarner un certain renouvellement.

Une femme aura finalement été élue présidente cette semaine. Pas dans le pays attendu, et dans des circonstances légèrement différentes. Mais il faut croire que ces derniers temps, pour remporter un scrutin, apporter un nouveau souffle est une bonne stratégie. En 2004, Donald Trump, bourreau de Hillary Clinton, lançait son émission de télé-réalité The Apprentice. Qui aurait cru que douze ans plus tard, ce milliardaire en train de dézinguer les candidats de son émission depuis son bureau en bois précieux déménagerait au 1600, Pennsylvania Avenue, à Washington ? Au même moment, toujours en 2004, Nathalie Boy de La Tour fondait le salon Galaxy Foot, événement se tenant au Parc des expositions de la porte de Versailles, là où débarquent bruyamment les salons de l'auto et de l'agriculture. Quelques années après, elle confiait à France Football : " Quand j'ai lancé Galaxy Foot, je ne savais même pas combien il y avait de joueurs dans une équipe. " Qui aurait cru que douze ans plus tard, elle déménagerait dans le bureau qui était déjà celui de Frédéric Thiriez à l'époque ? Avec dans le rôle du dindon de la farce un homme habitué à voir son nom bashé à tort et à travers, parfois après avoir lui-même tendu le bâton pour se faire rouer de coups : Raymond Domenech. Car après six longues années passées à vivoter, à être consultant ici et là, à tourner dans quelques publicités, et à accepter le rôle peu chronophage de sélectionneur de la Bretagne, Domenech pensait que ses sourcils remplaceraient à merveille la moustache de Thiriez. Raté.

Raymond, c'est non


Le tenue de l'élection elle-même a été une petite épopée. Après la démission de Thiriez en avril dernier, le directeur général de la LFP Didier Quillot avait assuré l'intérim de la présidence en annonçant une élection le 5 octobre. Tant pis pour le respect des dates, l'assemblée générale de l'institution s'est finalement réunie ce vendredi 11 novembre pour remplir les urnes. Candidat proposé par le conseil d'administration, Raymond Domenech pensait sans doute avoir un boulevard, avec seul Jean-Michel Roussier pour lui faire face. Les 66% de votes

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  • solo92 il y a 10 mois

    Quel bon vent dans la tronche de Raymond :)

  • nono67 il y a 10 mois

    66% contre domenech . Ca veut dire que 34 % ont quand même voté pour lui malgrè tout le passif moral et financier qu'il a laissé comme entraineur . La france est malade de partout !!

  • m1234592 il y a 10 mois

    Un joli coup franc dans le fond du vent.