Le totem de Matuidi

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Le totem de Matuidi
Le totem de Matuidi

C'est une constante depuis le début du championnat d'Europe. Les minutes défilent et Blaise Matuidi se balade avec sa cape d'invisibilité sur le dos tout en restant en permanence sur la pelouse. Tactiquement et techniquement, il existe pourtant aujourd'hui plusieurs problèmes avec le milieu du PSG et la victoire en trompe-l'oeil contre l'Albanie (2-0) mercredi soir a encore laissé derrière elle des questions.

C'est désormais une certitude. Peu importe le temps, peu importe le vent, peu importe la copie rendue, il sera là. C'est un homme de toutes les minutes, de tous les instants, de toutes les batailles. Denis Brogniart n'est donc plus le seul à filer des totems. Au bout de l'aventure, Didier Deschamps se posera et regardera Blaise Matuidi se battre avec les poteaux. Encore une fois mercredi soir, le milieu du PSG a été là, de la première à la dernière minute. Face à l'Albanie (2-0), Matuidi a couru, beaucoup, et a souffert, souvent, notamment dans une première période où il ne s'est jamais projeté vers l'avant comme il a pu le faire par moments en seconde après la rentrée de Paul Pogba et le retour d'un 4-3-3 plus conforme à une équipe de France qui ne peut faire le jeu naturellement. La France est une terre de football exigeante et elle aime se créer des problèmes. Depuis quelques jours, la pensée dominante avait accouché d'un casse-tête Pogba qui n'en est pas un. La deuxième rencontre de ce championnat d'Europe aura au moins montré une chose : Paul Pogba est bien indispensable à cette équipe de France dans un milieu à trois que Didier Deschamps collera désormais sur sa feuille blanche jusqu'à la fin de cet Euro 2016. Mais aussi d'une nouvelle certitude : Blaise Matuidi est intouchable dans la tête de Didier Deschamps.

L'aventurier honnête


Et pourtant, si cette soirée aura bien laissé une conclusion dans les esprits, c'est qu'avancer masqué avec le milieu du PSG comme relayeur pose plusieurs soucis. Le premier est d'ordre technique car le coeur et la volonté d'un joueur ne peuvent cacher éternellement ses carences. Que Matuidi soit devenu un international n'est pas une honte, loin de là. Sa propension à disparaître une fois que le niveau s'élève reste désormais aussi un constat quasi-définitif. Voir Blaise Matuidi avancer sur un terrain de football, c'est aimer souffrir : le dos courbé, les mains qui se baladent et l'absence d'élégance. Au fond, Matuidi a du Mamadou Sakho, un homme que Barton qualifiait il y a quelques semaines de "clown jonglant avec des assiettes. On attend juste qu'il les fasse tomber par terre. Mais d'une certaine manière, il arrive toujours à les garder en l'air. Il est en contradiction avec les lois du mouvement sur chaque touche." Blaise, c'est un peu ça. Et Blaise,…


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