Le titre, Gourcuff, Aulas, le Mercato... Fournier se livre

le
0
Le titre, Gourcuff, Aulas, le Mercato... Fournier se livre
Le titre, Gourcuff, Aulas, le Mercato... Fournier se livre

Le championnat tout juste terminé, Hubert Fournier est revenu sur les moments les plus marquants de sa première saison à l'OL. Il évoque notamment le cas Gourcuff et le Mercato.

Le titre et Yoann Gourcuff. Hubert Fournier retient deux déceptions majeures de sa première saison avec l’Olympique Lyonnais. L’entraîneur de l’OL regrette en premier lieu de ne pas avoir tenu la distance jusqu’au bout avec le PSG dans le sprint pour le titre. Mais il sait pourquoi son équipe a fini par lâcher après avoir longtemps eu les cartes en main. « Pour être champion, il aurait fallu que le PSG se qualifie contre Barcelone et il aurait fallu que l’on soit plus performant contre les équipes du bas de classement, avoue le technicien français de 47 ans dans L’Equipe. On ne peut pas être champion en perdant contre Lens, Nice, Metz et Toulouse. Le championnat, on l’a perdu là. » Fournier ne le reconnaît pas ouvertement mais les états d’âme de Yoann Gourcuff et ses blessures à répétition ont également coûté très cher aux Lyonnais. « Cela restera une déception mais cette déception existe des deux côtés,. Quand il joue, il est bon donc c’est terriblement frustrant. »

« Les autres ont compris que Gourcuff ne faisait pas exprès »

Frustrant pour les uns et très agaçant pour ses coéquipiers, lassés de voir un joueur aussi bien payé jouer les divas ou les malades imaginaires. Car longtemps, les partenaires de Gourcuff ont cru qu’il en rajoutait énormément. « Quand il jouait, ça se passait bien. Après, il y avait son contrat démesuré, notamment dans les dernières années, dans un vestiaire rajeuni, c’est surtout ça… Sinon, il passait bien dans le vestiaire. La tension est venue aussi de la sensation qu’avaient les autres qu’il pouvait jouer alors que lui estimait qu’il avait trop mal. Mais je crois qu’ils ont quand même compris qu’il ne faisait pas exprès. » Jean-Michel Aulas n’en pouvait plus lui non plus de l’attitude de son meneur de jeu international. Hubert Fournier, qui n’a toujours pas digéré la sortie de Gourcuff face à Nice à Gerland, se met facilement à la place de son président mais est surtout triste pour le joueur. « Ce n’est pas le club qui a fait une croix sur lui, c’est Yoann qui a fait une croix sur sa saison. »

« Le président voulait montrer qu’il savait gérer la crise »

« Humainement, je peux le comprendre, poursuit Fournier. Je serais président, j’aurais plus de mal vu ses conditions salariales et l’importance de la fin de saison. Sa sortie contre Nice a été la goutte d’eau qu’il n’a pas pu assumer. Je lui en veux par rapport à ses coéquipiers et à l’image qu’il a laissée. Mais la victime sur cette sortie, c’est lui. » L’ancien coach de Reims et Aulas n’ont pourtant pas toujours été d’accord cette saison. Notamment en début de saison lorsque l’OL flirtait avec les dernières places. Avec du recul, Fournier apprécie que son président, qu’il ne considère pas « comme un grand interventionniste sur le plan sportif », ait appuyé sur la sonnette d’alarme. « Le président avait très envie de communiquer, de montrer qu’il savait gérer la crise et que rien ne bougerait. J’étais plutôt ravi de le voir s’afficher de cette manière, c’était un point très positif. » Quant à la prise de becs entre les deux hommes en mars dernier à la veille d’un match contre Montpellier, l’ancien joueur de Guingamp avoue qu’elle n’avait pas été préméditée. « Ce n’était pas une stratégie, juste un ressenti du moment. »

Un Mercato agité ?

En revanche, il est bien question de stratégie lorsqu’Hubert Fournier lance un appel du pied à ses dirigeants avant le coup d’envoi du Mercato. « Pour Nabil (Fekir), Sam (Umtiti) ou Antho (Lopes), il ne faudra pas trop ouvrir la porte non plus », prévient l’entraîneur lyonnais, qui espère convaincre Alexandre Lacazette de rester. « C’est la Ligue des Champions qui sera un marqueur de sa progression, pas la L1. Il peut faire mieux en marquant moins en championnat. C’est vers cette réflexion que l’on va essayer de l’amener dans les prochains jours. » Il sera temps ensuite de parler du recrutement. Conscient qu’il ne pourra pas conserver tout le monde (« Certains joueurs vont partir »), Fournier compte s’appuyer une fois de plus sur les jeunes (« Une large partie des finalistes de la Gambardella partira en stage avec nous »), miser sur de grands espoirs du club comme Grenier, Ferri et Tolisso, et les encadrer avec des recrues de qualité. Avec des besoins bien spécifiques. « Un défenseur central, un latéral, voire deux, et au milieu de terrain aussi. » Fournier ne parle pas de l’arrivée d’un nouvel attaquant mais l’OL rêve toujours secrètement d’attirer André-Pierre Gignac. Le recrutement lyonnais pourrait d’ailleurs être fortement estampillé OM dans la mesure où Jérémy Morel et Nicolas Nkoulou figurent eux aussi dans le viseur du vice-champion de France. 

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant