Le texte anti-fessée sera lu lors des mariages

le , mis à jour à 11:03
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Le texte anti-fessée sera lu lors des mariages
Le texte anti-fessée sera lu lors des mariages

On ne parle que d'elle, même si elle n'est pas mentionnée explicitement dans le texte. Elle, c'est la fessée. Son ombre plane sur un amendement au projet de loi Egalité et Citoyenneté dont le vote solennel est prévu aujourd'hui à l'Assemblée, pour une adoption définitive avant la fin de l'année. Porté par les députés Marie-Anne Chapdelaine (PS), Edith Gueugneau (divers gauche) et François-Michel Lambert (Ecologiste), c'est l'article 371-1 qui précise que les parents doivent s'abstenir « de tout traitement cruel, dégradant ou humiliant, y compris tout recours aux violences corporelles ». Donc pas de gifles ou de fessées.

 

Qu'est-ce qu'on risque si on le fait ? Rien, la mesure est symbolique, mais jugée comme « un outil indispensable à la prévention de la maltraitance des enfants », a déclaré la ministre des Familles, Laurence Rossignol. Aucune sanction nouvelle n'est prévue, les violences sur les enfants étant déjà punies par le Code pénal (avec circonstances aggravantes pour les personnes ayant autorité). ce qui change avec cet amendement, c'est la définition de l'autorité parentale dans le Code civil. Le texte se veut pédagogique et sera lu lors des cérémonies de mariage en mairie. Il « énonce un principe clair, qui a vocation à être répété aux pères et mères, et à imprégner leur comportement futur », précise l'exposé des motifs de l'amendement.

 

La fessée déjà interdite dans 44 pays. La France a l'image du mauvais élève. La fessée est en effet déjà interdite dans 44 pays (comme la Suède en 1979, Chypre en 1994, Allemagne en 2000 ou encore le Portugal en 2007). En mars 2015, le Conseil de l'Europe rappelait l'Hexagone à l'ordre à ce sujet, considérant qu'il n'était pas assez clair en matière d'interdiction des « châtiments corporels ». A cause de ce manque, sans doute bientôt comblé, la France viole l'article 17 de la Charte européenne des droits sociaux dont elle ...

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  • janaliz il y a 12 mois

    Par contre les sévices sur des filles ne méritent que quelques mois de prison... bien sûr, il ne faut pas stigmatiser...

  • bordo il y a 12 mois

    C'est vrai, en France il suffit d'une loi pour prétendre "faire quelque chose". Les mauvais traitements à enfants ? Vite une loi. Les révisionnistes ? Vite une loi. Le chômage ? Vite une loi. La popularité de FH ? Vite une loi.

  • M9244933 il y a 12 mois

    C’est sûr que cela fera réfléchir deux fois quelqu’un qui, par sa mauvaise éducation et son humeur, veut donner une fessée ou maltraiter un enfant. Admirables, ceux qui ont pensé à ce remède efficace.

  • M4098497 il y a 12 mois

    Une maitresse d'école en fin de carrière me disait que c'était la première fois qu'un élève de CP lui avait craché dessus...

  • frk987 il y a 12 mois

    Ah où est le temps du début des années 60 où les instituteurs (gens de mérite) n'hésitaient pas à casser une règle en bois cubique sur la tête d'une forte tête...ça ramenait l'ordre et si le gamin se plaignait à ses parents...il n'aurait même pas osé car ç'aurait été pire !!!!!!

  • frk987 il y a 12 mois

    Sera lu lors des mariages...homos !!! MDR !!!!!