Le terrain et des équipements de Fralib rachetés

le
1
LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MARSEILLE RACHÈTE LE TERRAIN ET DES ÉQUIPEMENTS DE FRALIB
LA COMMUNAUTÉ URBAINE DE MARSEILLE RACHÈTE LE TERRAIN ET DES ÉQUIPEMENTS DE FRALIB

MARSEILLE (Reuters) - La communauté urbaine Marseille-Provence-Métrople (MPM) a annoncé jeudi le rachat des terrains et des équipements de Fralib, site qui fabrique en France les thés Lipton et les infusions Eléphant, menacé de fermeture faute de rentabilité.

Le coût de la transaction s'élève à 5,3 millions d'euros, précise la collectivité dans un communiqué.

Les équipements et matériels industriels, propriétés d'Unilever, ont pour leur part été cédés à MPM par le groupe anglo-néerlandais pour un euro symbolique.

"Notre décision d'acquisition du terrain, des bâtiments et des équipements permet désormais la maîtrise publique de l'aménagement de la zone et de l'avenir de l'activité industrielle", a estimé dans un communiqué le président socialiste de MPM, Eugène Caselli.

"Elle permet dans le même temps à l'Etat d'examiner avec sérieux l'ensemble des projets alternatifs à la fermeture de l'usine et de poursuivre ses efforts en matière de recherche d'une solution pérenne pour le site de Fralib et pour ses salariés", a-t-il ajouté.

Arnaud Montebourg, qui s'est rendu fin mai à Gémenos, avait décrété un "état de mobilisation générale autour de la défense de ce site industriel" situé à une vingtaine de kilomètres de Marseille.

Le ministre du Redressement productif avait également annoncé le retour d'Unilever à la table des négociations pour trouver des solutions alternatives à la fermeture de l'usine de production.

Fralib emploie 182 personnes. Une centaine d'entre elles ont jusqu'ici repoussé les offres de reclassement proposées par le groupe industriel après la validation, le 20 avril, par la justice de son plan de sauvegarde de l'emploi, le troisième présenté par l'entreprise après le rejet des deux premiers par les tribunaux.

Le président d'Unilever France, Bruno Witvoët, s'est pour sa part déclaré à la mi-juillet prêt à apporter plus de 12 millions au projet de reprise porté par les salariés, qu'il a toutefois jugé "non viable".

Une somme jugée "dérisoire" par les salariés de Fralib, en lutte depuis 674 jours, qui sont favorables à la création d'une société coopérative et participative (Scop).

Jean-François Rosnoblet, édité par Yves Clarisse

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • mjjmimi le jeudi 2 aout 2012 à 15:47

    Cette entreprise n'est pas rentable. Le sera-telle pilotée par les socialistes? Certainement pas: les impôts serviront à payer les salariés; cela s'appelle la sovietisation de notre économie.