Le temps des experts en Italie

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L'installation du gouvernement «technique» de Mario Monti recueille 77% d'opinions favorables.

Huits jours. Il n'aura fallu que huit jours pour que l'Italie, si attachée aux bavardages et aux marchandages qui distraient de l'action, change de gouvernement. Huit jours pour qu'une équipe pléthorique, dévouée à un seul homme, Silvio Berlusconi, vainqueur des élections de 2008, et défendue par une coalition de droite de plus en plus incer­taine, cède la place à un groupe ramassé d'«experts», placé sous l'autorité d'un ex-commissaire européen, qui n'a jamais participé à un combat électoral mais s'est assuré du soutien d'une majorité réunissant droite et gauche. Pour comprendre comment cette petite révolution a pu se produire, il faut revenir un peu en arrière.

Depuis deux ans, la confiance des Italiens dans le gouvernement n'a cessé de chuter comme n'a cessé de se dégrader leur relation avec le monde politique. «Préoccupés par une crise financière dont deux tiers des Italiens pensent que le pire est à venir, angoissés par le chô­mage et leur prote

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